OU SOMMES-NOUS ?


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31 déc. 2009

Barbade / Grenade / Los Roques.



La Barbade.

13j 20h 30 min. Record d’Europe je crois. A peine étonnant vu la qualité de l’équipage. Une transat’ rondement menée pour débarquer à la Barbade, île anglophone la plus  à l’Est de l’arc antillais. Les formalités d’entrée passées, nous partons mouiller dans Carlisle Bay, plage de la capitale Bridgetown. L’eau turquoise à 28°C se jette sur une plage de sable farineux, longée de palmiers et autre végétation comme on en trouve pas dans la forêt de Rambouillet, par exemple, et agrémentée d’une multitude de bicoques ressemblant fortement à des bar-restaurant. Ehéhé !
Les deux premiers jours sont placés sous le signe de la détente.  Au programme, visite de la capitale de l’île, comprendre chef lieu de canton pour avoir une idée de la taille, au style anglais d’origine, mais largement envahie aujourd’hui par l’influence américaine et son coté bling-bling. Malls tous les 200 m, tout est pensé pour le touriste qui afflue en masse des ferries  de croisière accostant tous les 2 jours (le Queen Mary 2 était à quai). Nous sommes un peu pris à la gorge par toute cette agitation après un mois dans des îles du Cap Vert épargnées par le tourisme de masse, et 13j 20h 30 min, peut être même record du monde, je vérifierai, sur un océan Atlantique peu propice à l’implantation d’hôtels aux formules « all included ».
Mais peu importe, nous nous mélangeons à la population locale en soirée pour une partie de domino endiablée (je n’aurai jamais pensé associer cet adjectif un jour à ce jeu), avec des cris de joie et des rires qui vous font basculer la tête en arrière, des mains qui frappent les cuisses et les bords de table de surprises et des félicitations sur le bon placement du double 6. Bref un véritable vaudeville.
Après des réveils xylocéphaliques, nous remplissons les journées de surf, beach-volley sur la plage du Hilton, saltos arrière du bateau, et foot avec coucher du soleil en fond d’écran.
Suivrons à ces journées détentes, les inévitables journées « obligations » pour ne pas dire pénibles, avec notamment le changement folklorique de capitaine aux douanes, Adri nous quittant pour passer Noël en famille dans la grosse pomme. C’est Manu qui prendra la fonction de commandant de bord, la candidature de Jul et la mienne n’ayant pas été retenue. Etonnamment. Aussi, courses, ravitaillement en eau à la douche de la plage avec les bidons, où nous faisons patienter ces quelques baigneurs qui veulent se rincer les pieds, recherche d’écoutes neuves et autres pièces pour le bateau, occuperons les jours suivant.
Nous avons également eu le plaisir de retrouver Natacha, copine de lycée de Jul et moi, même si elle dit que nous étions méchants à l’époque. Dires que nous réfutons en bloc, bien entendu. Taquins peut être, méchant, jamais. En tous cas nous avons passé de bons moments ensemble cette fois-ci.
Et puis, il y a eu le gaz. Nos deux premières bouteilles sont vides, la troisième tire sur la corde. Il va falloir recharger. Qui aurait pu imaginer que toute l’île ne fonctionne qu’au propane. Personne ne peut nous aider, et ce n’est pas faute d’avoir chercher. La solution est la suivante : nous passerons par Grenade où Oliv se rappelle avoir trouvé des recharges de butane avec Adri lors d’un précédent voyage. La décision est prise, nous partons plus tôt que prévu avant de devoir manger du riz cru, direction Grenade.
Grenade.
Après 24h de nav’, nous mouillons dans un mouillage près de St George, capitale à l’instar de Bridgetown par sa taille, de Grenade. La différence avec la Barbade est saisissante. La première est totalement plate. Grenade est faite de monts et collines couverts d’une végétation luxuriante et majestueuse comme on en trouve pas à Châteauroux, par exemple. Et je défie un Castelroussin de me contredire. Bref, c’est magnifique, et de là à dire que Grenade, c’est de la bombe, surtout quand on y est pour chercher du gaz, il n’y a qu’un pas, que j’ose.
Après avoir malencontreusement  oublié de s’être présenté aux douanes, nous voilà partis dans cette quête du gaz. Même si le décor s’y prête, ce n’est pas le dernier Indiana Jones. Et c’est sans compter que nous sommes samedi après midi et que la seule personne habilitée à recharger les bouteilles de gaz sur l’île est en week-end jusqu’à lundi. C’est incroyable ces gens qui ne travaillent pas le week-end… Nous voici donc sur cette charmante île jusqu’à lundi au moins.
Et c’est un week-end plein de délices gastronomique que nous allons passer. Deux langoustes de 1kg chacune, vaillamment remontées par Oliv du bateau des pêcheurs venus au pied du Raffût. Une étonnante technique de chasse dont vous lui demanderez les détails. Sans masque ni tuba. Nous étions bluffés. Puis deux kilos de citrons sauvages et une quinzaine de noix de coco ramassés lors d’une promenade pleine de côtes et de pentes pour remplir nos filets. Miam miam. Quelques saltos arrière, encore, des centaines pages de romans dévorées et des 120 trèfles contrés rempliront le reste du week-end. Je vous passe les détails de la mission du lundi matin pour remplir les bouteilles de gaz avec Manu, mais après 3 changement de bus « mini vanne » nous finissons par trouver ce fameux monsieur remplisseur de gaz. Très gentil ma foi. Finalement après 4 heures et 900 coups de rames en annexe, nous pouvons enfin partir en direction de Los Roques où nous passerons Noël, avec du gaz.
Los Roques, Venezuela.
Le trajet est prévu en 3 jours. Nous en mettrons deux. Record de France. Pour rejoindre Los Roques, c’est simple : en sortant de Grenade, prenez à droite pour rejoindre l’autoroute des Alizés. Mettez le génois et le foc inter’, et à fond sur la voie de gauche (il n’y a pas de radar, vous pouvez y aller tranquille). Prenez la sortie n°4 Los Roques après celle de Las Tortugas. L’arrivée se fait par Gran Roque, mettez le moteur à 2200 tours, vous avez le vent de 35 nœuds dans le nez, et garez vous au premier mouillage sur la gauche. Ne sortez pas l’annexe, sans moteur, ça ne sert à rien, vous n’avancerez pas malgré une forme olympique et ce physique de rêve. Partez plutôt mouiller sur une autre île à l’abri du vent. Attention aux hauts fonds, slalomez correctement et mouillez. Vous passerez Noël ici, dans ce petit lagon à l’eau toujours bleue turquoise, où vous vous baignerez au milieu des tortues de mer et de ces poissons que vous avez déjà vu dans un vieux reportage du commandant  Cousteau quand vous étiez jeunes. Le bonnet rouge n’est pas obligatoire. La bouteille de rouge elle, si. C’est Noël. 
Voici le repas de veille de Noël des boys du Raffût (prenez un stylo pour les recettes) : pain fait maison, ou plutôt fait bateau, pâté de campagne, cornichons, Bordeaux 2007, un peu jeune mais là c’est pas grave, olives vertes, gâteaux apéro, ti punch, coucher de soleil magnifique, lune féérique, et moustiques voraces, sur la plage. Puis gâteau à la semoule fait bateau, avec son sirop rhum-citron aussi fait bateau, Tontons flingueurs et dodo. Vous pouvez ranger votre stylo.
Et le 25 au matin, crêpes et cadeaux. Manu et Oliv devaient se faire un cadeau, Jul et moi le notre. Ont reçu : Manu, 5 barres de chocolat ; Oliv, un livre de recette de cuisine de la Barbade en anglais ; Jul, une étiquette de bouteille vantant sa qualité de « choqueur » de voiles dessinée par votre auteur, et je reçu une bien belle charade sortie de l’imagination de mon camarade. Un joli Noël qui vous rempli le cœur de cette chaleur amicale.
Pour les activités extra Noël, nos futurs compagnons de voyage, Pierre Poncho et Alexis, qui arrivent le 27, se feront un plaisir de vous les décrire dans le prochain article.
En attendant, les copains se joignent à moi pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année. Et surtout, ça me fait plaisir, couvrez vous bien ! éhé !
Oliv J
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18 déc. 2009

Top départ vendredi 28 novembre, 23h locale. Nous quittons avec un peu d’appréhension le mouillage de Mindelo à 120 escudos la pinte après avoir vérifié une dernière fois l’état du gréement. L’appel du large est le plus fort.


Ca commence mal, 6h plus tard c’est la barre à roue qui se coince sous le vent des îles du Cap. On affale tout et Manu et Oliv J (les spécialistes) travaillent 2 heures dans ce tout petit réduit.

Les alizés sont établis, environ 20 nœuds Est Nord Est. Avec nos deux voiles d’avant : génois tangonné et foc intermédiaire, nous filons a un honnête 7 nœuds de moyenne jusqu’à la Barbade, plein vent arrière. Du coup, les temps de manœuvre sont réduits et ça nous laisse du temps pour nous.

Adri comme apprenti boulanger : résultat 13 jours de pain frais à s’en casser les dents mais ça a l’avantage de « tenir au corps ». Oliv J se prends à philosopher sur Schopenhauer : une page par jour tellement c’est compliqué. Jul tente de nous faire pousser la chansonnette sur les hymnes néo zélandais et sud-africain. Je le soupçonne d’ailleurs de s’entraîner pour la coupe du monde 2011 !

Quant à Manu et moi, nous bossons notre point astronomique, et tous les jours c’est pareil, nous traçons notre droite de hauteur avec une énorme erreur à l’arrivée. C’est sûr il y a un truc qui ne va pas. Affaire à suivre..

La pêche : l’activité vitale du Raffût (il faut bien accompagner notre riz quotidien)

Déjà 4 jours, quelques touches et 2 lignes arrachées, quand Adri, à la barre, nous lance « les gars, je crois que nous croisons un banc de petits thons ». Aussitôt dit aussitôt fait, les lignes sont montées sur le tangon et c’est la pêche aux canards qui débute. S’ensuit un délicieux tartare de Manu et une orgie de darnes grillées. Pour la petite histoire, le Raffût est suivi à quelques mètres par un bel espadon attiré par le sang. On hésite à mettre une ligne mais nous nous ravisons en voyant la taille du morceau (environ 2m50) qui nous impose le respect. La lutte serait inégale.

J7, jour de gloire, un wahoo femelle d’1m30 - 25 kg, très aguicheuse, atterrit dans notre cockpit à l’heure de l’apéro. Zut ! En moins de 30 minutes, la bête est dépecée et c’est une orgie de poisson grillé, pané, coco qui attend l’équipage matin, midi et soir jusqu’à l’écœurement...

N’oublions pas les petits déjeuners à base de poissons volant échoués.

Les jours passent vite, nous recalons le Raffût sur sa route après le point de midi et l’heure locale est reculée environ tous les 3 jours. 12h de jour, la vie sur le pont n’est possible que le matin et le soir avec séance de muscu à l’avant, douche et parties de belotte. Le repas de midi, c’est 200g de pâtes ou riz par personne, puis café chocolat avant la partie d’échec ou la sieste. Manu bosse son espagnol, Adri et moi les maths et la météo, Oliv bosse Camus !

17h goutter, 18h c’est l’heure de l’apéro. Après le premier pastis, la conversation s’amenuise, la musique à fond de Polnareff « J’aimerai faire l’amour avec toi », la préféré d’Adri. Puis vient la soupe du soir, Jul à la vaisselle et la phrase du capitaine « Qui veut quel quart ? » et nous invariablement « J’men fout ». 21h, tout le monde dort. L’homme de quart tient la barre, allongé sur une banquette de petits coussins, le souffle chaud des alizés dans le cou, 2 heures pour faire le point sur sa vie.

La médiane : nous coupons l’Atlantique en 2 a J7, 23 heures locale, à plus de 1000 milles de toute terre et 4000 mètres d’eau sous les pieds.

Nous avons légèrement anticipé ce passage avec un festival de bonnes choses : Bourgogne dans nos verres en plastique, terrine de canard leader price et bananes flambées !

L’arrivée

J12, l’équipage est excité, le vent a forci à 28 nœuds, la houle est grosse et le surf nous procure quelques poussées d’adrénaline. Oliv J, Jul et Adri ne jurent que par le McDo. Adri payera sa tournée si le Raffût met moins de 14 jours, ce qui sera le cas vu que nous avons avalé 172 milles hier.

J13, Jul aperçoit la terre aux lueurs du jour et nous réveille sur la BO de « The Rock ». Il faut maintenant préparer l’arrivée avec notre carte de la Barbade qui date de 1966…

Conclusion

Nous n’avons rencontre ni bateaux, ni grands mammifères dans cet océan, nous avons été bien seuls et si nous avions eu assez de batterie, nous aurions passé quelques bonnes nuits au pilote.. Les manœuvres se sont limitées au changement de côté du tangon, l’équipage a donc peu souffert (sauf peut-être Oliv J et Adri. Vous leur demanderez pourquoi l’un utilisait un tube d’homéoplasmine par jour et l’autre son mycoster. Pour moi c’est secret médical).

Le Raffût a été solide, sauf nos paires d’écoute qui sont parties en miette. Je vous laisse, l’atterrissage est imminent. Les bières fraîches et les grillades nous attendent.

A très bientôt.

Oliv M.
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12 déc. 2009

15°18,4N-46°11,1W



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Chers lecteurs,

Nous tenions à partager avec vous une partie de notre quotidien lors de nos traversées. Voici donc un exemple avec la description d’une journée type s’il en est.

Dimanche 6 décembre :

7h30- Le Raffût se réveille. XXXX fait du café. C’est alors que surgit une vague de travers qui a échappé à la vigilance de notre barreur pourtant émérite, XXXX. Il y a du café partout. Ca arrive souvent et ça marche aussi avec l’assiette de pâtes, le verre de pastis ou le bol de soupe suivant l’heure de la journée.

XXXX met les lignes de traine derrière le bateau.

8h30- XXXX prend la météo via la radio et RFI grandes ondes, et fait le point de la journée afin de déterminer la distance parcourue et le cap à suivre.

11h45- XXXX vérifie à l’aide du sextant que le GPS ne se trompe pas et qu’on va dans la bonne direction.

XXXX prépare des pâtes au thon (en boîte…)

16h- Belote, XXXX/XXXX affrontent XXXX/XXXX. Victoire de XXXX/XXXX sur le score sans appel de 1150 à 120.

18h- Apéro. Moment d’échange privilégié pour l’équipage. Il fait nuit et nous en profitons souvent pour parfaire notre connaissance de la voute céleste (pour vous mesdames à notre retour).

19h- XXXX prépare à manger, soupe et riz sauce tomate.

21h- XXXX prend le 1er quart

23h- XXXX prend le 2e quart

1h- XXXX prend le 3e quart

3h- XXXX prend le 4e quart

5h- XXXX prend le 5e quart

7h30- Le Raffut se réveille.



NB :

- Les XXXX sont vous l’aurez compris à remplacer par nos prénoms, de manière aléatoire suivant les jours.

- Les trous dans l’emploi du temps sont comblé par au choix : sieste, lecture, glande, écriture, goûter, pêche, exercices de maths, apprentissage de l’espagnol, des constellations, de la navigation astronomique ou du dictionnaire.

- Et la voile dans tout ça ?? En fait… sur la route des alizés que nous suivons les vents sont très réguliers en direction et en force et nécessitent donc peu de manœuvres. Nous nous relayons à la barre tout au long de la journée.

- Il fait beau et chaud merci et chez vous ?

- Demain lundi une nouvelle semaine commence. Saperlipopette va falloir aller bosser vous dites-vous ? Pour nous c’est « cool on recommence ».

- Vous voici au courant de tout, ou presque…



Envoyé depuis Bridgetown, Barbade,

Manu.
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8 déc. 2009

On arrive...


Après avoir dépassé la moitié de sa transat vendredi dernier, le Raffût continue la tête dans le guidon pour essayer de la boucler en moins de 14 jours! Toujours porté par les Alizés sur une mer forte voir très forte cetains jours, mais sous un soleil de plomb, l'équipage se porte au mieux pour accoster la Barbade d'ici 3 jours. Bon courage à tous.

Transatlantiquement.

Le Raffût.
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27 nov. 2009

En direct du Raffût...















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26 nov. 2009

Cap Vert , 3eme partie



Nous sommes donc à Sal où je dois récupérer nos 2 anglaises via l’avion de 15h qui sera en retard. Nous arrivons, tous les 3, sur la plage paradisiaque de Santa Maria, Oliv M et Manu sont en train de tester le Kite surf dans des conditions quasi parfaites. J’en profite pour me glisser discrètement avec Julien et Olivier dans un club de planche à voile pour nous doucher à l’eau douce. Nous passons cette 1ère soirée à Sal au bateau car tout le monde est crevé. Le lendemain , activités de plage : beach volley et Kite . On se rend compte en fin d’après midi que nous avons perdu notre annexe : le mouillage est très rouleur et le nœud (De manu) s’est détaché. Heureusement un petit Cap Verdien de 10 ans nous l’a récupéré en Kite surf et on retrouve notre belle annexe sur la plage. Nous décidons pour cette 2ème soirée de profiter d’un restaurant qui se finira en karaoké pour 3 des nôtres. Le matin en se réveillant nous avons une surprise : l’annexe s’est encore détachée (la c’était mon nœud) mais cette fois-ci il n’y a aucune trace à l’horizon. Nous la considérons comme perdue jusqu’à que l’on aperçoit une barque de pêcheurs rentrant avec notre annexe : nous leur offrons une bouteille de whisky et ils semblent encore plus content que nous… Cette même journée nous avons profité d’un magnifique spot de surf pratiquement aussi réputé qu’Hawaï, d’après le guide, avec des vagues parfaites qui déroulent sur 300 mètres…
Nous quittons donc Sal, avec une annexe, pour l’ile de San Nicolao. Nous nous arrêtons au mouillage de Tarrafal et nous profitons des 2 jours pour monter au point culminant de l’ile, 1300 m et pour découvrir une plage magnifique, une des plus belles du Cap Vert, à 1h30 de marche du mouillage. L’île est magnifique, on passe du mouillage avec un soleil brulant à une végétation tropicale dans la montagne en quelques minutes.
La 3ème ile que nous visitons avec les anglaises est déserte, avec une plage de 5 km de long et quelques pêcheurs qui vivent sur l’île. La principale activité ? La pêche : au harpon et à la ligne. Cela nous permet de vivre de riz et de poissons pendant 2 jours : poissons au four et au lait de coco à midi puis poissons grillés sur la plage le soir… c’est tout simplement paradisiaque. Nous devons quitter cette île de rêve pour ramener les filles à l’aéroport à Mindelo.
Cela fait maintenant 3 jours que nous sommes sur cette île : nous avons posé les anglaises à l‘aéroport, nettoyé le bateau et rempli les cales :
- 160 litre d’eau potable
- 20 kilo de pate
- 15 kilo de riz
- 5 kilo de patates
- 5 kilo d’oignons
- 15 kilo de farine
- De la sauce tomate en boite
+ divers achats…

Nous sommes maintenant fin prêt à partir, (nous sommes le 26 novembre), mais une histoire d’assurance nous oblige à rester sur terre pour tout régler avant le départ. Nous sommes tous impatient de mettre les voiles et de quitter l’Afrique pour entamer la transat.
Adrien
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Réponse de la classe de CM1 sur le thème de l'Eau

Classe de CM1 TOFFOLI
Ecole Saint Martin à Tours

Nous venons de faire une découverte et pas des moindres !
De nos robinets coule de l’eau potable pour tout faire : pour boire, ça va de soi, mais aussi pour prendre des bains, pour laver le linge, pour laver le sol et pourquoi pas pour laver la voiture de papa le dimanche !

Nous sommes un peu déroutés. Il faut réagir et faire des actions au quotidien pour éviter ce gaspillage.
Ayons une pensée pour tous ceux qui n’ont pas d’eau potable pour boire sur terre.

Il se trouve que sur le Raffut, ils ont une consommation intelligente de l’eau : de l’eau potable pour la consommation humaine (boire et manger) et de l’eau douce ou de l’eau de mer pour les autres consommations qui sont plutôt du domaine des activités humaines.

Pourquoi n’optons nous pas pour une consommation intelligente de l’eau, nous aussi ?

Voici quelques pistes qui peuvent nous aider à consommer l’eau autrement et donc l’économiser :
1- Prendre des douches rapides au lieu de prendre des bains.
2- Ne pas laisser couler l’eau quand on se lave les mains, les dents etc.
3- Remplir le verre à moitié pour éviter de jeter le reste dans l’évier.
4- Récupérer l’eau déminéralisée des sèche – linges, excellente pour le nettoyage
5- Essayer de récupérer l’eau de pluie à l’aide de :
- réservoirs déposés dans nos jardins
- collecteurs d’eau à la sortie des gouttières
Cette eau de pluie peut servir à laver, à nettoyer et à arroser le jardin au printemps et en été.
6- Ceux qui ont des puits peuvent faire l’effort d’utiliser cette eau même si elle n’est pas potable pour le nettoyage ou l’arrosage.

Et pour terminer, la municipalité pourrait - elle nous distribuer éventuellement de l’eau douce pour arroser nos jardins ?
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24 nov. 2009

Cap Vert, 2eme partie



Au port de Praïa, à coup sûr l’endroit le plus moche du Cap Vert, le Raffût, désormais orphelin de JB & Nathalie, prépare sa prochaine ballade. Les quelques courses et le plein d’eau et de gazole achevés, nous voila partis le mercredi 04 Novembre à 23h en direction de l’île de Fogo à 65 milles à l’ouest de l’île de Santiago.

Le jour se lève, on aperçoit l’île. Alors que la base du volcan reste enfouie dans les nuages, les premières lueurs du jour se reflètent sur le sommet du volcan. La vue est magnifique. Le vent se lève tranquillement et s’établit autour de 20 nœuds. On décide tout de même de prendre un ris, le vent semblant aller en augmentant. On remonte au vent pour descendre un bout de grand voile, et là… c’est le drame. Plus de barre, la roue tourne dans le vide, à seulement quelques milles des côtes… 25 nœuds, 30 nœuds de vent.On sort la barre de secours dans l’urgence. Elle marche ! Le safran n’est pas touché, la bonne nouvelle !
On arrive non sans mal à prendre les 2 ris qui s’imposent alors.
Nous finirons finalement par atteindre le mouillage de Fogo en début d’après-midi sans plus d’encombres.
Morale de l’histoire : ne pas hésiter à réduire tôt sa voilure, surtout dans ces eaux du Cap Vert où le vent peut passer de 0 à 25 nœuds en un quart d’heure. Nous achevons cette journée par un peu de bricolage, puis lessivés, nous irons nous coucher. A 21h, le Raffût dort.

Mission du lendemain : réparer la barre. Un jeu d’enfant pour Oliv et Manu. En tout cas, vu du canapé, ils avaient l’air serein. Le reste de la journée, nous l’occuperons à nous balader dans les rues de Sao Felipe, la capitale de l’île. Puis au lit. A 21h, le Raffût dort.

Le samedi matin, nous nous sommes levés à 4h (l’initiative ne vient pas de moi) pour faire l’ascension du volcan à l’abri de la chaleur. 3h30 d’ascension et 1000 mètres de dénivelé plus tard, nous atteignons la chaleur du cratère à 2800 mètres d’altitude.
De là, quels paysages ! Inutile de vous les décrire, je m’y perdrais en superlatifs, les photos parleront pour moi. En tout cas, la descente a été beaucoup plus rapide que la montée. Nous l’avons dévalé en courant, glissant, skiant. 800 mètres de pente en 20 minutes à même nos chaussures sur ce versant du volcan uniquement fait de sable. Evidemment, après une journée pareille, à quelle heure dort le Raffût ? A 21h bien sûr !

Le dimanche, après 3 nuits réparatrices, nous quittons le mouillage pour retourner à Praïa afin d’y récupérer Oliv M, dit Raoul, pour les 6 prochains mois, notre 5ème équipier. Après un début de navigation un peu mouvementée, le temps de prendre les ris et de s’habituer à la nouvelle barre, nous arrivons finalement plus tôt que prévu à Praïa, dès 6h le lundi matin.
De retour dans la capitale du Cap Vert pas plus jolie qu’une semaine auparavant, nous en profitons pour faire les divers ravitaillements. Raoul est arrivé comme prévu en soirée, sans ses bagages qui eux, égarés on ne sait où, arriveront 2 jours plus tard.
3 jours complets passés à Praïa donc, dont je vous épargnerai la description tant on a rien fait. Départ le mercredi soir en direction de Tarrafal au nord de l’île de Santiago où nous étions déjà allés 2 semaines plus tôt avec JB et Nathalie.

Nous arrivons dans la baie de Tarrafal vers 10h du matin après une navigation sans problème. Ici, ce ne sont pas les occupations qui manquent. La pêche qui nous nourrira tout le long de notre séjour, le surf où le champion 2008 du Cap Vert, Gabon, nous initiera sur de belles vagues, et le foot où des gros matchs à 11 contre 11 verront s’illustrer les membres de l’équipage avec des buts en veux tu en voilà à faire pâlir les Cap verdiens. Ces activités, ma foi fort dépaysantes, ne nous empêcheront pas de profiter des deux belles victoires de la France, sur l’Afrique du Sud au rugby et sur l’Irlande au foot. Là par contre, l’initiative vient de moi.

Après le but d’Anelka (que nous aurons visionné sur écran géant, s’il vous plaît..), nous partons pour Sal au Nord Est du Cap Vert.
Cette île que l’on nous a présentée comme très touristique est le point de chute de Sarah et Carmel, deux amies anglaises venues partager un bout de notre périple. Cap au Nord Est donc, et comme la météo annonce comme d’habitude du vent de Nord Est, ce sera au près que nous naviguerons. Pour ceux qui ne connaissent pas, le près c’est quand le bateau est à la verticale et que les vagues rentrent dans le bateau. C’est pas hyper pratique, d’autant que les 24 premières heures seront accompagnées d’un bon 25/30 nœuds de vent. Traversée intense donc pour le Raffût avec un sommeil difficile à trouver pour tout l’équipage.

Nous atteignons finalement Santa Maria au sud de l’île de Sal le lundi matin à l’aube. Au moment de la manœuvre du mouillage, alors que le Raffût est à peine à 25 mètres de la plage, la barre nous lâche à nouveau. Sauve qui peut ! On met un coup de sauce au moteur pour nous éloigner le plus possible du bord puis on jette l’ancre au petit bonheur pour stabiliser le bateau. Le reste de l’équipage se réveille, on se raconte les dernières péripéties en prenant le petit dej. Une fois les réparations faites (toujours aussi sereins Oliv et Manu) et le bateau remis à neuf, l’équipage gagne la terre.
Effectivement, sur cette plage magnifique de plusieurs kilomètres de large, on y croisera plus d’allemands que de locaux. Les premières dérives d’un tourisme à l’européenne Hotel, beach & sun arrivent au Cap Vert par le Nord Est. Un contraste saisissant avec les îles authentiques visitées précédemment dont on a bien fait de profiter pleinement.

Jul.
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9 nov. 2009

Cap Vert, 1ere partie



Mercredi 21 octobre, le soleil se lève et nous laisse enfin apercevoir les premières îles du Cap Vert après une traversée de 7 jours et quelques heures. Vues de la mer les îles ont l’air assez escarpées, avec beaucoup de couleurs différentes, du vert au marron en passant par l’ocre et le jaune. Nous nous imaginons déjà nos ballades.

Première escale au port de Mindelo, sur l’île de Sao Vincente, l’un des 3 ports d’entrée officielle dans le pays, et le seul adapté aux plaisanciers. Nous mettons à profit cette escale pour prendre soin de nous (douche, rasage, lessive) ainsi que de notre Raffût (lavage, réparation de la fuite de la réserve d’eau, bricolage divers et varié…). Après notre plus longue traversée jusqu’alors quelle joie de faire connaissance avec la Strela, bière locale, surtout qu’elle est fraiche ! Nos paquets pour l’orphelinat déposés et les 25 ans de Jul dignement fêtés (on est même allés en boîte !) nous mettons cap sur l’île de Santiago et sa capitale, Praïa, afin de récupérer deux engagés volontaires pour une semaine, JB et Nat.

Traversée un peu houleuse et ventée, assez rapide, et qui nous permet pour la première fois de faire la discussion avec un dauphin. C’est incroyable comme ils parlent fort, dommage qu’on ait oublié notre dico ! Le mouillage de Praïa étant super moche, rouleur et pas très pratique (débarquement en annexe entre un bateau de pêche, le ferry inter îles et le zodiac de la police, à ½ heure à pied du centre), nous ne tardons pas à partir pour Tarrafal, au nord ouest de Santiago. Nos deux nouveaux compagnons arrivés avec 2h de retard, sous la pluie découvrent avec joie (ou pas) les effets d’un bateau qui bouge. A Tarrafal nous prenons notre première Tahiti douche, sous l’énorme grain qui passait par là. Nous avons de la chance, cette année est exceptionnelle et au lieu des 3 ou 4 jours de pluie habituels ça n’arrête pas depuis deux mois. Ca faisait bien 10 ans qu’on n’avait pas vu ça, foi de pêcheur cap verdien ! Au programme promenade, body board avec les surfeurs locaux, premières prises en chasse sous marine et premiers coups de soleil pour nos visiteurs.

Nous profitons deux jours avant de mettre les voiles (ou plutôt le moteur) pour l’île de Boavista. Vent et houle dans le nez, traversée passionnante lors de laquelle nous réussissons tout de même à coincer notre enrouleur de génois en tentant de mettre à profit un léger changement de vent. Nous finirons donc au moteur, génois affalé. Nous arrivons pour mouiller juste avant la nuit, parfait. Le lendemain le jour se lève sur une plage de sable fin et un village qui nous semble charmant. Problème : comment faire arriver à terre une annexe à la rame, avec 25 nœuds de vent debout, sur une distance d’un peu plus d’1 km ? Réponse : on ne peut pas, même en ayant mis nos deux meilleurs rameurs sur le coup. Merci donc à nos gentils voisins d’Arznaël et à leur annexe à moteur ! C’est ainsi que nous gagnerons la terre lors de nos deux jours à Sal Rei (capitale de Boavista), deux dans l’annexe tractée et quatre dans l’eau, palmes aux pieds.

JB et Nat finirons leur séjour sur l’île de Maïo (c’est bon on a déjà fait les jeux de mots), avec sa plage de sable fin et son village d’une tranquillité vraiment appréciable.

Après Sao Vincente et Santiago, le contraste avec Boavista et Maïo est saisissant : ces deux dernières sont aussi sablonneuses et plates que les autres sont rocheuses et vertes. Les plages de galets ont laissées place au sable fin et c’est un vrai plaisir que de se baigner dans les vagues.

Pour l’instant nous sommes un peu partagés sur notre avis à donner concernant l’accueil de la population. A Mindelo et Praïa nos peaux blanches attirent surtout les vendeurs ambulants, les racoleurs et les mendiants. Beaucoup nous proposent leurs services, pour tout et n’importe quoi, en échange de quelques centaines d’escudos (1€ = 110 CVE). Cette impression de « vache à lait » est assez désagréable et nous incite à rester méfiants. Ces deux villes, qui sont les plus importantes du Cap Vert semblent attirer autant de fortune que de misère. Ceci dit nous profitons pleinement de la découverte du mélange des cultures européennes et africaines et notre séjour se passe très bien.

Une fois sortis de ces deux villes, nos peaux paraissent moins blanches, et semblent plutôt attirer la curiosité. Les capverdiens sont des gens très avenants, disant bonjour avec le sourire et toujours prêts à échanger quelques mots ou un signe de la main. Nous apprenons que le Cap Vert est très francophile et beaucoup sont heureux de mettre à profit le français appris sur les bancs de l’école. Nous profitons ainsi d’une fête sur la plage de Boavista, ou de discussions joyeuses avec les gens croisés dans la rue ou les commerçants.

Le tourisme de masse semble encore avoir épargné ces îles magnifiques, bien que quelques complexes hôteliers se dressent ici ou là, contrastant avec la simplicité de l’habitat local. Nous avons hâte de découvrir les autres îles durant la quinzaine qu’il nous reste avant de traverser l’Atlantique.

Manu.
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2 nov. 2009

Traversee Canaries - Cap-Vert

Canaries - Cap Vert : 877 miles (1500 Km), Cap 222°



Le départ est un peu précipité : on devait rester quelques jours encore aux Canaries et notamment à Tenerife mais on doit apporter des affaires à l’orphelinat (nord du cap vert), cela nous prendra du temps et nous devons être le 26 octobre au sud du cap vert. L’avitaillement a déjà été fait, nous partons donc les cales pleines pour notre plus longue traversée.

On s’était un peu informé auprès des quelques français qu’on a rencontré et voici leurs commentaires : « Du vent à 30 nœuds tout au long de la traversée », « de la houle qui fait vomir », « on a passé 5 jours affreux sans dormir », « des vents à 50 nœuds près du cap Blanc (cote africaine) »… en conclusion ce sera une traversée rapide, 7 jours et 12 heures contre les 10 prévues, et très agréable.

Les alizées, vents Nord-Est (= qui viennent du Nord Est) près de la cote africaine puis Est dans l’Atlantique nous poussent vers le Cap Vert et sont assez réguliers : entre 10 et 20 nœuds (20 et 40 Km/h) de vent tous les jours : nous sommes vent arrière quasiment toute la traversée, avec nos 2 voiles d’avant en ciseaux. Le temps reste quasiment le même : du soleil avec quelques nuages. Mise à part nos 2 derniers jours qui ont été un peu plus mouvementés avec le passage à moins d’une centaine de miles d’une onde tropicale, une houle et du vent qui ont un peu forcis et le baromètre qui a perdu 3 points en une dizaine d’heures (indicateur d’une perturbation), en effet on est passé à coté de 2 gros grains.

Sinon la vie sur le Raffut continue et on reprend nos bonnes habitudes que nous avions en navigation : des quarts de 2h30 la nuit, la fabrication du pain, du poisson en carpaccio, pané ou au four, mais on a eu aussi quelques nouveautés : des dizaines et des dizaines de poissons volants, une sèche qui s’est échouée sur le bateau (comment ?) et un petit banc d’orques, cela peut sembler bizarre mais cela existe aussi dans cette partie la de l’Atlantique ! Et toujours de gros cargos, mais qui sont de moins en moins nombreux au fur et à mesure que nous avançons dans notre parcours.

Grandes nouvelles pour l’équipage du Raffut : on a peut-être trouvé d’où vient l’eau que nous avons constamment dans les cales ? notre réservoir d’eau a une rustine que s’est un peu décollée. Réparations faites nous allons voir dans les prochains jours si la fuite continue.
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26 oct. 2009

Les iles Canaries

Lanzarote – Puerto Calero

Comme un paquet de sucre en morceaux renversé sur la côte de cette terre sèche comme un coup de trique, sortie du milieu de l’océan, Puerto Calero apparait à l’aube du 6e jour de traversée, scintillante de mille reflets dorés, parfumée de fragrances plus délicieuses les unes que les autres et respirant le confort thermal.
En gros, c’est une île sans arbre avec des maisons cubiques blanches, y’a des bars et on va pouvoir prendre une douche et manger une entrecôte-frites. Mais au bout de 6 jours de mer, ça a une autre saveur…
Puerto Calero donc ; avec sa jolie marina où nous trouvons une place sans problème accueillis par un gentil moustachu motorisé.
La priorité de la journée, mis à part une douche où on va frotter même derrière les genoux, est de trouver une annexe. Pour ceux qui auraient zappé un épisode, lors de notre merveilleuse escale à Gibraltar, nous avons eu la joie et la surprise de nous faire emprunter à « durée indéterminée » notre annexe par quelque ersatz de voleur. Accessoire, vous l’aurez compris, relativement nécessaire à nos déplacements, au même titre qu’un vélib’ pour faire Bastille-Nation un samedi soir après les métros. C’est vous dire si on nous avait amputé d’un précieux outil !
Voilà donc Adri et Manu partis cette première matinée à Arecife, principale ville de l’île, pour trouver, nous l’espérons, notre bonheur. A leur retour, 2 nouvelles mitigées. La première, ils ont trouvé une annexe, chouette ! Mais qui n’arrivera que lundi chez le ship chandler. Bon ok. La deuxième, ils ont loué une voiture pour la journée, trop bien ! Mais c’est Adri qui avait son permis donc il n’y a que lui qui peut conduire. Ne le stressons pas, et partons visiter l’île. La Montaña del Fuego nous attend.
Le paysage est irréel. Cette île qui a subie la plus forte activité volcanique des Canaries en 1730, nous offre


 un spectacle cataclysmique. Pour ceux qui sont déjà allés sur Mars, et ben c’est pareil. Une terre rouge et poussiéreuse contraste avec des coulées de lave noire fossilisées, figées dans le temps et dans leur mouvement. Des volcans éventrés laissent apparaître leur cratère caillouteux et d’énormes boules magmatiques reposent au milieu de nulle part laissant imaginer un bombardement apocalyptique dans ce qui a du être un champ de bataille digne des plus grands romans de SF. Nous avons tous fait plusieurs « whaaaa » et répété un nombre incalculable de fois que « c’est ouf ». Le plus étonnant, et l’on ne s’en rend compte qu’une fois cet émerveillement retombé, c’est qu’il n’y a pas un seul arbre. Pas un chêne majestueux, pas un joli saule pleureur ni un beau platane au bord de la nationale. Rien. Nous ne sommes pas dupes quant aux quelques palmiers qui bordent les villes et villages. Ce n’est pas l’œuvre de la nature mais celle du jardinier municipal. Ce qui, on en convient, redonne de la vie à cette terre de feu. Mais bref. Trêve de divergences botaniques.
Seul un bon rafraichissement sur une terrasse face à la mer avec sa plage de galets noirs pouvait nous remettre de nos émotions. C’est donc ce que nous fîmes. Quand on a le choix, on ne s’en prive pas !
Nous avons passé le reste de la soirée dans la chaleur festive de Puerto Carmen à quelques euros de taxi de là. C’était chouette.
Nous avons ensuite occupé les deux jours suivant avec des activités classiques de vie de bateau. Nettoyer le pont du bateau, rincer la voile, faire une lessive, aller sur facebook (je ne sais pas si c’est une vraie activité de bateau, mais bon), prendre des vraies douches chaudes et frotter derrière les genoux, se faire des moustaches, acheter quelques produits frais, et courir dans la pampa. Un petit resto par-dessus tout cela et vous trouverez quatre garçons beaux comme des sous neufs. Avec des genoux propres. Et une moustache.
Lundi après-midi, départ pour Arecife. Arrivés en soirée, Manu et Jul récupèrent l’annexe commandée. Malheureusement le modèle n’est pas le bon, il n’y en a plus en stock. Nous prenons le modèle plus petit (tout ça vu ensemble par VHF), nous n’avons pas le choix, nous en aurons absolument besoin pour notre prochaine escale le lendemain matin à Isla Graciosa.
Il est assez étonnant comme nous avons du mal à nous représenter une taille dans notre esprit. On pense toujours que « ça ira », ou que « ça va le faire ». Mais quand nous avons vu arriver Jul et Manu revenir un peu penaud dans cette embarcation, nous avons rit. Comme un spasme presque. Si elle avait été jaune avec Pokémon en inscription sur le coté, cela ne nous aurait pas étonné. Comment allons-nous rentrer à 4 dedans et 5 par la suite ? Pour le moment nous nous en contenterons, nous n’avons plus vraiment le choix, nous partons cette nuit à Isla Graciosa.

Isla Graciosa


A l’instar de Lanzarote, Graciosa est une île volcanique et totalement désertique, composée de 3 volcans. La particularité : il n’y a quasiment aucune infrastructure. Seul un petit port vivant hors du temps. Nous mouillons un peu à l’écart, sur playa Francesa au sud ouest de l’île, face à une plage de sable au pied d’un des volcans. Tout est parfait mise à part le gros bateau à moteur posté à coté de nous dont le générateur tourne toute la journée pour pouvoir regarder la télé. Après avoir envisagé une mission sabotage, nous décidons plutôt de partir titiller les fonds marins. La mer est remarquablement claire. Et la balade sous marine est assez sympathique. On peut observer de jolis poissons avec des noms latins comme dans les dictionnaires, des oursins avec des aiguilles à pouvoir tricoter un chandail, quelques étoiles de mer avachies entre deux rochers et malheureusement l’inévitable canette de soda lamentable. Le courant, la fraîcheur de l’eau, l’appel de l’estomac et la sieste nous tirent de l’eau. Ayant répondu aux deux derniers, nous partons pour la visite du port.
C’est le premier essai de l’annexe à quatre, deux sacs en plus. Nous nous rendons compte à l’arrivée sur la plage le derrière trempé, que nous ne rentrerons jamais à cinq dedans. Nous verrons ça plus tard. Trois quart d’heure de marche dans un semi désert au bord de la plage. Les quelques traces de végétation ne sont que buissons épineux et plantes grasses. Quant à la faune, des petits lézards smurffent dans le sable, des sauterelles bondissent dans tous les sens, et un ballet de mouches s’improvise autour de nos têtes.

L’arrivée au village est vraiment étonnante. Comme à Lanzarote, les maisons sont cubiques et blanches aux volets bleus. Il n’y a pas de bitume, pas de trottoir. Comme dans un western, cette ville à l’activité plus que dormante se dresse devant nous. Nous nous attendons à voir le shérif débarquer d’un instant à l’autre. Il ne viendra jamais.
Nous achetons des grillades pour un barbecue sur la plage le soir même. Pendant que Jul et Manu rentrent au bateau, nous partons courir avec Adri dans ce paysage de mort avec une arrivée en haut du volcan face au bateau. L’effort est récompensé. La vue est superbe ! Nous retrouvons nos deux comparses sur la plage pour organiser le barbecue. Premier obstacle : il n’y a pas de bois sur l’île, puisque pas d’arbre. Il faut trouver des buissons morts, car malgré leur aspect ces buissons sont bien trop « verts » pour s’embraser. Deuxième obstacle : nous n’avons pas de charbon. Etant malins et cultivés (on a un dictionnaire sur le bateau) nous récoltons des pierres volcaniques, qui gardent et restituent la chaleur. Je vais enfin pouvoir construire un four comme dans « Copain des bois », rêve enfoui depuis une quinzaine d’années. Tout est prêt. Un dernier retour au bateau et nous pourrons commencer. Mais troisième obstacle : la mer est basse et la plage où nous avons débarqué est désormais pleine de rochers. Après cinq minutes à affronter les vagues et les cailloux, mouillés jusqu’à mi ventre, les courses aussi, sans lumière, nous prenons la décision de ne pas revenir pour le barbecue. Tant pis. Nous aurons surement l’occasion de tester la fiabilité des fours de « Copain des bois » plus tard.
La dernière journée pourrait s’intituler « le jour où quatre jeunes décident de partir en randonnée sur une île aride avec six litres d’eau à l’assaut des sommets volcaniques, descendent par la pente la plus abrupte de l’un d’eux et se divisent en trois groupes en haut du deuxième avec moins de 50cl d’eau par personne pour le reste de leur chemin soit trois heures sous le soleil à 40°C… ».

Une épopée bien préparée en somme. Il faut préciser qu’il était prévu de rentrer vers 13h maximum, mais la curiosité et l’envie d’en profiter un maximum ont été plus fortes. Au final pas de regret. Mais une soif indéfinissable et une randonnée de huit heures dans des conditions extrêmes. Le bidon de 5L n’a pas résisté bien longtemps à notre retour !
Nous partons le lendemain pour Las Palmas, avec l’objectif encore une fois de trouver une autre annexe et préparer la traversée et les provisions pour le Cap Vert.

Las Palmas (résumé du journal de bord)

Vendredi 9 octobre.
Arrivée vers 12h au port de Las Palmas. Nous trouvons de la place malgré l’ARC (transat très prisée qui part de Las Palmas pour Ste Lucie) sur un ponton avec 2 autres bateaux français (notamment). Quelques courses et un rapide tour de la ville pour constater qu’il y a tout ce dont nous avons besoin. Un bon repas le soir au bateau avec entrecôtes et vin espagnol et au lit pour se lever tôt le lendemain.

Samedi 10 octobre.
Jul et Adri partent faire des grosses courses : 4 caddies remplis de 334 articles livrés au bateau. Pendant ce temps Oliv recoud le lazy bag de la grand voile et Manu fait le tour des ship chandler. Le rangement des courses est une organisation méticuleuse : on passe les sacs et packs d’eau du quai sur le cockpit, on enlève les emballages et étiquettes, on passe à l’intérieur où il faut trouver assez de place pour tout ranger. Et cela environ 334 fois. Après midi sieste, internet et téléphone. Sortie le soir à un festival gratuit. Malheureusement il pleut.

Dimanche 11 octobre.
Départ pour Tenerif prévu cet après midi. Tournée des pontons en annexe (la nouvelle trop petite) avec Manu, Oliv et Adri pour trouver une autre annexe plus grande, du coup. Tournée très sympa car nous pouvons discuter avec pleins de monde : des Espagnols qui nous donnent du gâteau, des Anglais, Hollandais, Danois, Suédois, Allemands, Français, bref toute l’Europe…puis nous trouvons finalement notre bonheur auprès de Max, un Anglais ici depuis 3 ans (!) qui se sépare de son bateau. Le départ est finalement différé à demain, nous partons au restaurant sans nous douter que tout est fermé le dimanche soir. Puis dodo.

Lundi 12 octobre. Fête nationale espagnole.
Départ vers 9h d’Oliv et Manu pour une nouvelle mission course et notamment de l’huile de vidange. Adri et Jul préparent le bateau pour un départ cet après midi. Finalement Las palmas nous permet tellement de choses que nous décidons une seconde fois de reporter le départ au lendemain. Manu fait la vidange et nous allons faire rajouter une barre de renfort sur l’éolienne qui fait beaucoup vibrer le balcon. Vidange faite, le moteur démarre du premier coup sans tousser ni rechigner. Manu avait-il oublié un joint lors de la dernière vidange… ? Nul ne le saura jamais.
Journée terminée par un apéro avec Loïc et Thaïs deux Bretons rencontrés la veille, Virginie et Christopher, une autre Française et un Allemand du mouillage voisin. C’est décidé, nous partons demain après que Thaïs nous ait soudé la barre de renfort de l’éolienne et que nous ayons récupéré quelques sacs de vêtements pour l’association « Le courrier de la mer » à destination d’orphelinat du Cap Vert.

Mardi 13 Octobre.
Footing pour Adri et Manu le matin + achat des pièces inox pour l’éolienne. Après diverses formalités et bricolage sur le bateau en profitant d’être au port, nous réceptionnons donc des vêtements pour bébés, une poussette et un sac de jouet pour un orphelinat de Mindelo apportés par Martha qui gère l’association « Correos del mar ». Nous décidons de rester pour la nuit au port et de partir le lendemain matin de bonheur.
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Isla Graciosa

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13 oct. 2009

Projet avec St Martin - 1

Voici les premieres questions posees par les eleves de CM1 de St Martin.


1- A quelle vitesse naviguez-vous?

2- Est - ce que vous trouvez le temps long?

3- Quels sont les outils à votre disposition vous permettant de vous diriger?

4- Est - ce que vous avez peur?

5- Comment faites - vous pour dormir et stocker la nourriture?

6- Avez - vous rencontré des dauphins?

7- Quand vous faites des arrêts dans les pays, comment êtes - vous accueillis? les habitants sont - ils curieux, chaleureux...?

8- pour l'instant, est ce que vous avez l'impression de vivre autrement en faisant des économies?



Et voici nos reponses accompagnees de quelques petites enigmes..


1. En navigation la vitesse se calcule en nœud et la distance en mille nautique. 1 nœud correspond à un mille nautique par heure.

Trouvez à combien correspond un mille nautique en kilomètre.

Sachant que nous naviguons à une moyenne de 5 nœuds, pouvez vous nous donner la vitesse en Km/h ?


2. Non. Sur un bateau il y a toujours quelque chose à faire. Barrer le bateau, régler les voiles, s’occuper du

trajet, surveiller les cargos, pêcher, bricoler, faire à manger, faire la vaisselle et du rangement. Quand nous avons terminé, nous lisons beaucoup, nous écrivons des lettres, nous faisons de la peinture et du dessin, des gâteaux, du pain, la sieste, des jeux de cartes, et la nuit nous apprenons les constellations.

Connaissez-vous la recette du pain ?

Savez-vous sur quelle constellation se trouve l’étoile polaire ?


3. Pour se diriger en bateau, il faut d’abord pouvoir se positionner sur une carte.

Pour cela nous disposons de plusieurs moyens : le plus simple est le GPS, qui nous donne instantanément notre position par un degré de longitude et un degré de latitude. Nous avons aussi à bord un sextant qui nous permet de calculer notre position.

Nous nous servons ensuite de cartes marines et d’un rapporteur pour calculer un cap à suivre. Le cap est
compris entre 0 et 360°. Nous disposons d’un logiciel de navigation sur l’ordinateur pour calculer notre route quand nous n’avons pas de carte papier de la zone où nous nous trouvons.







Quelle sont les coordonnées GPS de Tours ?

Qui a inventé le sextant ?


4. Certaines situations peuvent être impressionnantes, par exemple lors d’une tempête. De manière générale nous n’avons pas peur car notre bateau est bien préparé et nous respectons les règles de sécurité.


5. Pour dormir nous avons chacun notre couchette et nous dormons à tour de rôle de manière à ce qu’il y ait toujours quelqu’un chargé de la bonne marche du bateau. La nuit nous faisons chacun un quart de 2h30. Ex. Adrien est de quart de 22H30 à 1h00, puis il réveille Julien qui est de quart de 1H00 à 3h30 et ainsi de suite jusqu’au matin.



Nous avons à bord plusieurs emplacements pour stocker la nourriture, notamment dans les cales

(sous le plancher du bateau). Nous n’utilisons pas le frigo car cela consomme trop d’énergie et nous faisons les courses à chaque fois que nous sommes au port ou installés près d’une ville. Il faut enfin prévoir assez de nourriture pour les périodes de navigation. Nous mangeons aussi du poisson que nous péchons, par exemple du thon ou des daurades.


Ce qui prend le plus de place à bord sont les bouteilles d’eau.

Sachant qu’une personne boit 2L par jour, que nous sommes 4 à bord, combien devons nous acheter de packs d’eau de 6 bouteilles de 1,5L pour aller des Canaries au Cap Vert. La distance est de 800 milles et nous nous comptons avancer à une vitesse moyenne de 5 nœuds ?



6. Nous avons croisés des dauphins plusieurs fois car ils aiment bien jouer autour du bateau. Vous pouvez voir les photos et une vidéo sur le site internet. Nous avons aussi vu une baleine, deux tortues de mer et beaucoup d’oiseaux.

Combien existe-t-il d’espèces de dauphins et de quoi se nourrissent-ils ?


7. Pour l’instant nous n’avons traversé que l’Espagne, Gibraltar et les Canaries qui sont de grosses zones touristiques, les gens ne sont donc pas étonnés de nous voir. Nous nous attendons cependant à trouver autre chose au Cap Vert. De manière générale les gens sont plutôt gentils avec nous et il existe une solidarité très forte entre marins qui permet de créer des liens.

Quelles seront les langues dont nous aurons besoin au cours de notre voyage ?


8. Nous avons dû changer quelques habitudes de vie depuis que nous sommes sur le bateau. En effet les quantités d’eau et d’énergies à notre disposition sont limités, nous devons donc faire attention à tous ce que nous consommons. Par exemple nous prenons nos douches à l’eau de mer et nous utilisons seulement 1l d’eau douce pour nous rincer.

Serez-vous aussi malins que les eleves de St Martin pour repondre a ces questions?
A vos calculatrices et encyclopedies et un peu d'instruction!






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10 oct. 2009

Départ d’Ibiza

Premier départ tenté dans la nuit de mercredi à jeudi (17/09) après avoir laissé David et Romain prendre leur ferry. 2h00, l’orage semble passé, nous partons. Sitôt sortis du mouillage on se rend vite compte de notre erreur et on retourne se mettre à l’abri : des orages partout, 30 nds de vent et une mer plus que formée. 10h00 le lendemain matin, le soleil brille, la météo nous annonce un vent de 10 nds, cap au 249 destination Alicante.



Après une bonne journée au près avec toute la toile dehors voici que le vent monte pour s’établir a 20 nds. Chouette, ça va nous faire arriver plus vite. En fait les 20 nds sont bientôt remplacés par 25, puis 30 avec des rafales à 40 (ça commence à faire). Ainsi passe la nuit, au près, toilés au minimum à essayer d’atténuer l’impact de la houle courte et irrégulière sur le bateau et à regarder les éclairs illuminer le ciel autour de nous. Bilan 27h de traversée au lieu des 20 prévues, fixation de la gazinière cassée, tasseau de la porte de la cabine avant brisé en deux, bateau humide et équipage fatigué mais content. Un rhum et une paëlla plus tard il n’y parait déjà plus. S’en suivent les réparations nécessaires ainsi que le nettoyage du bateau avant de reprendre la mer samedi 19/09 20h direction Gibraltar tout en dégustant une dorade attrapée la veille.

Destination Gibraltar

Navigation sans encombre le long des côtes espagnoles, très peu de vent et beaucoup de portes containers ou autres pétroliers. Après qu’un navire de guerre espagnol ait essayé de nous déloger d’une zone d’exercices sous marins et une pose essence/pain/météo à Almerimar, nous arrivons à l’entrée du détroit de Gibraltar vers 6H le 23/09. Le jour ne tarde pas alors à se lever sur une forêt de cargos, pétroliers… tous plus grands les uns que les autres, mouillés au milieu de la baie d’Algeciras, dans laquelle se trouve la ville de Gibraltar. Nous nous installons au port espagnol de la Linea de la Conception, qui nous permettra de rejoindre Gibraltar à pieds. Ce petit bout d’Angleterre, malgré une vieille ville aux accents typiquement british, reste ultra urbanisé et sans grand intérêt touristique, si ne n’est qu’en tant que zone franche, presque tout est moins cher.

Notre départ initialement prévu le 24 au soir est finalement remis au 25 pour cause de réparation d’un accroc sur la bande UV de notre génois plus longue que prévue. Nous voici donc au mouillage devant le port, et pendant qu’Oliv et Manu cousent, Adri et Jul en profitent pour aller sur internet. Une heure après, ces derniers contactent le Raffût pour signaler le vol de l’annexe et donc un tour par la case police. Le lendemain n’est pas de meilleure facture, puisqu’il pleut, que la météo nous annonce une traversée sans beaucoup de vent et qu’on a toujours pas retrouvé notre annexe, malgré que la police espagnole ait mis ses plus fins limiers sur le coup ! Nous sommes vendredi, c’est décidé on attend la marée et on se casse !!

Bye bye l’Europe

C’est donc sous la pluie et au moteur que nous quittons le fameux détroit. Au revoir la méditerranée, à dans un an, bonjour l’Atlantique, nouveau terrain de jeu du Raffût.

Malheureusement pour nous, la météo ne s’est cette fois pas trompée et une bonne partie de la traversée consiste en une partie de cache cache avec le vent. Notre vitesse moyenne en pâti mais nous avons tout de même bon espoir de rallier les Canaries en moins d’une semaine. L’absence de houle et de vent nous permet cependant d’admirer quelques tortues de mer, pas mal de dauphins ainsi qu’une ou deux baleines. Les journées sont chaudes et l’océan est à 22°C.




Mercredi 22h30 : Real Madrid 3 - OM 0, merci France Info grandes ondes ; Et non Jul n’a pas encore totalement décroché (même s’il n’a pas lu l’Equipe depuis 15 jours).

Samedi 6h, nous sommes devant le port de Puerto Calero , sur l’île de Lanzarote, après une semaine de traversée, dont les 48h dernières heures à la voile exclusivement, records battus !

Manu.
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24 sept. 2009

ILes Baléares

La traversée, Martigues - Pollensa (Majorque)


Au départ de Martigues, trois squatteurs ont eu la bonne idée de se planquer à bord du Raffût : Romain le pompier, David le policier et Gabriel l’urgentiste..

Lors de cette première traversée, bien qu’accompagnée d’un léger vent qui nous fera avancer à 4-5 nœuds, c’est surtout le moteur qui nous permettra d’atteindre Pollensa en un peu plus de 2 jours.

Malgré ce calme apparent, la rencontre de dauphins aura égaillée une de nos baignades au large. Aussi et surtout, c’est là que David et Manu auront décidé de se distinguer en réalisant la plus belle pêche de l’histoire du Raffût.

Aux aguets, ils ont jaillit sur la canne à pêche plus vite que leur ombre pour faire sortir en deux temps trois mouvements deux énormes thons de près de 7 kg. 14 kilos de barbac étant bien trop pour nourrir tout l’équipage, l’un des deux poissons a dû être relâché.

En tartare, à la crême, en sushi : en 2 jours, le bestiau était engloutit.

A noter la première panne du Raffût, l’alternateur (ce qui permet de produire du courant avec le moteur) ne fonctionnait plus. Heureusement, notre éolienne a pris le relais et nous finissons la traversée avec cette source d'énergie.

Pollensa

Nous arrivons donc au Nord de Majorque le mercredi 09 septembre avec l’idée de fêter dignement cette première traversée réussie. C’est Adri et Romain qui cette fois se distingueront dans l’une des boîtes (la seule ?) du coin en réalisant la désormais nouvelle plus belle pêche de l’histoire du Raffût. Deux énormes thons (anglais) de près de 70 kg. 140 kg de barbac étant bien trop pour …, Bref, les deux poissons ont finalement réussi à s’échapper.

Le lendemain, journée de repos bien méritée pour notre équipe de pêcheurs avec un petit foot sur la plage avant notre départ pour le sud est de l’île, à Port Colom.

Port Colom

Là-bas, après une vingtaine d’heures de traversée, nous y avons rejoins François, Adrien et Benoît amis de David et Manu ayant choisis de passer leurs vacances comme des touristes allemands avec la bonne vieille formule Marmara « all inclusive ». Et puis après tout on y prend goût : bronzette, volley sur la plage, sorties dans les bars et même le Burger King. Au mouillage en face d’une plage d’Hôtel, à quelques mètres des baigneurs, on profite…

On quitte le mouillage le samedi soir pour Palma de Majorque d’où Gabriel doit prendre son avion. On en profite pour visiter brièvement cette ville avec sa cathédrale du 13ème siècle. C’était très calme, quasi désert, les espagnols étant très respectueux du repos dominical.

Les orages eux le sont beaucoup moins. Le calme donc, avant la tempête … Dimanche soir, départ pour Ibiza…

Traversée Palma - Ibiza

Ce n’est pas un ni deux mais trois orages qui accompagneront cette traversée mouvementée. On arrive à éviter le gros de la mini dépression grâce à une manœuvre de fuite chanceuse, nous subissons quand même des petites averses avec des rafales à 40 noeuds. Pour la prochaine fois quand on entendra "Cauleta" "Cauleta" "Cauleta" à la VHF (système de communication des marins), il faudra comprendre "Prudence" et non un triplé de l’ex-star portugaise du PSG revenue aux affaires avant la fin du mercato ?! Ah sans « l’Equipe », on est paumé sur un bateau..

Ensuite, ce n’est pas un ni deux mais trois Dj’s qui ont bercé notre première sortie à Ibiza dans la plus grosse boîte de l’île, El Pacha ! Rentré au petit matin avec les oreilles qui bourdonnent, nous nous sommes levés non pas à une ni deux mais bien à trois heures de l’après-midi.

Le temps de se remettre de ses émotions et de lâcher David et Romain en partance pour le ferry, nous voila sur la route d’Alicante au Sud est de l’Espagne.

Jul.
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12 sept. 2009

JOUR J...

Vous dire que le réveil a été difficile serait un euphémisme. Après un week-end de fiesta à faire palir les habitués des soirées chez Régine, et d'une classe que l'ambassadeur lui-même n'a jamais atteint dans ses fameuses réceptions, le dur retour à la réalité s'impose.
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WEEK-END DE FETE DE DEPART

Je ne vais pas vous décrire tout ce qui s'est passé durant ce week-end mémorable (peut-être pas pour
tout le monde d'ailleurs...) car, premièrement je n'ai pas pu être partout à la fois, malgré les
demandes répétées et insistées des convives, je ne suis encore pas omnipotent, et deuxièmement cela
me prendrait beaucoup trop de temps, et la on va bientôt aller faire un volley sur la plage, donc bon.



Je vais cependant répéter ce qu'on a pu dire lors de nos discours dignes des plus grands de ce monde,

qui associés à notre charisme débordant, a subjugué la foule, qui buvait chacune de nos divines paroles.
Je sens que je vais être très modeste dans ce récit. Je parle bien évidemment au nom de tout l'équipage.


Ah, avant Adrien me demande expressement de dire à tout le monde que c'est lui le meilleur, donc voila c'est

fait, il est content. Merci à tous ceux qui ont pu venir, et qui nous ont filé un bon coup de main dans la préparation du week-end, et qui, je le pense et l'espère sincèrement, en ont bien profité.

Merci enfin à tout ceux qui ne sont pas venus, on sait que c'est compliqué, on ne vous en veut pas du tout, et qui nous avez envoyé tout leur soutien et message de recommandation.

VRAIMENT MERCI A TOUS, on ne va pas faire dans le sentimental, mais ça nous a fait chaud au coeur.
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27 août 2009

La Raffut - Préparation

La préparation du Raffut.

Cela fait maintenant plus d’un mois que nous sommes pratiquement tous les jours sur le Raffut pour le préparer. Après avoir décrassé la coque et mis l’antifooling (photo sur le site), nous avons mis le voilier à l’eau : 1ère sortie encourageante : 6,5 nœuds de moyenne au travers avec un vent de 15 nœuds !!! Mais aussi 1er empannage sauvage qui a cassé un des bloqueurs de charriot de la Grand Voile…

Maintenant que nous sommes au port, l’Estaque et maintenant Martigues, nous faisons des sorties les WE pour tester le voilier mais il n’y a pas eu de vent depuis 1 mois, 1ère sortie venteuse ce we : 21-23 aout avec des vents force 6, au prés , le bateau avance bien et reste rassurant.

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23 juil. 2009

Bienvenue sur le blog de Green Spi !



Deux passions, une équipe, un projet.



Réchauffement climatique, fonte des glaces, dérèglements climatiques, épuisement des ressources aquatiques… autant de catastrophes que l’on constate au quotidien et qui malheureusement peuvent être imputées à l’Homme. Non pas à un homme mais à une société, à des sociétés qui ont oublié d’intégrer dans leurs valeurs fondamentales une idée simple mais nécessaire : « le développement doit répondre aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Ce n’est qu’à la fin du siècle dernier que les premiers hommes ont pris conscience de la nécessité d’intégrer les notions de développement durable dans les valeurs fondamentales de notre société.


Notre projet : faire un tour de l’Atlantique sur un voilier de croisière avec trois principaux objectifs :




- Montrer l’exemple : il est possible de vivre avec une empreinte écologique presque nulle, le recyclage et l’économie, l’adoption de bons réflexes et de bonnes habitudes étant des moyens de minimiser l’impact de chacun sur l’environnement.

- Encourager l’échange : parler de notre aventure, de nos découvertes aux personnes que nous rencontrerons dans les différents ports où nous ferons escales afin de les sensibiliser à l’importance de la sauvegarde des océans et de notre environnement naturel en général. Nous partagerons également notre expérience au travers d’un blog remis à jour deux fois par semaine et dans lequel nous mettrons à disposition des conseils pratiques, des photos et des vidéos de notre aventure.

- Partager notre aventure : nous voulons faire profiter un groupe de jeunes élèves de notre voyage, en organisant avec eux un échange régulier sur des thèmes écologiques.


Green Spi est un projet mobilisateur, porteur d’espoir et de rêve. Plus qu’un simple périple à la voile, c’est un projet à vocation plus profonde. Riche d’une symbolique et d’une vocation forte il veut créer un déclic environnemental chez les personnes avec lesquelles nous partagerons notre expérience.

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