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9 nov. 2009
Cap Vert, 1ere partie
Mercredi 21 octobre, le soleil se lève et nous laisse enfin apercevoir les premières îles du Cap Vert après une traversée de 7 jours et quelques heures. Vues de la mer les îles ont l’air assez escarpées, avec beaucoup de couleurs différentes, du vert au marron en passant par l’ocre et le jaune. Nous nous imaginons déjà nos ballades.
Première escale au port de Mindelo, sur l’île de Sao Vincente, l’un des 3 ports d’entrée officielle dans le pays, et le seul adapté aux plaisanciers. Nous mettons à profit cette escale pour prendre soin de nous (douche, rasage, lessive) ainsi que de notre Raffût (lavage, réparation de la fuite de la réserve d’eau, bricolage divers et varié…). Après notre plus longue traversée jusqu’alors quelle joie de faire connaissance avec la Strela, bière locale, surtout qu’elle est fraiche ! Nos paquets pour l’orphelinat déposés et les 25 ans de Jul dignement fêtés (on est même allés en boîte !) nous mettons cap sur l’île de Santiago et sa capitale, Praïa, afin de récupérer deux engagés volontaires pour une semaine, JB et Nat.
Traversée un peu houleuse et ventée, assez rapide, et qui nous permet pour la première fois de faire la discussion avec un dauphin. C’est incroyable comme ils parlent fort, dommage qu’on ait oublié notre dico ! Le mouillage de Praïa étant super moche, rouleur et pas très pratique (débarquement en annexe entre un bateau de pêche, le ferry inter îles et le zodiac de la police, à ½ heure à pied du centre), nous ne tardons pas à partir pour Tarrafal, au nord ouest de Santiago. Nos deux nouveaux compagnons arrivés avec 2h de retard, sous la pluie découvrent avec joie (ou pas) les effets d’un bateau qui bouge. A Tarrafal nous prenons notre première Tahiti douche, sous l’énorme grain qui passait par là. Nous avons de la chance, cette année est exceptionnelle et au lieu des 3 ou 4 jours de pluie habituels ça n’arrête pas depuis deux mois. Ca faisait bien 10 ans qu’on n’avait pas vu ça, foi de pêcheur cap verdien ! Au programme promenade, body board avec les surfeurs locaux, premières prises en chasse sous marine et premiers coups de soleil pour nos visiteurs.
Nous profitons deux jours avant de mettre les voiles (ou plutôt le moteur) pour l’île de Boavista. Vent et houle dans le nez, traversée passionnante lors de laquelle nous réussissons tout de même à coincer notre enrouleur de génois en tentant de mettre à profit un léger changement de vent. Nous finirons donc au moteur, génois affalé. Nous arrivons pour mouiller juste avant la nuit, parfait. Le lendemain le jour se lève sur une plage de sable fin et un village qui nous semble charmant. Problème : comment faire arriver à terre une annexe à la rame, avec 25 nœuds de vent debout, sur une distance d’un peu plus d’1 km ? Réponse : on ne peut pas, même en ayant mis nos deux meilleurs rameurs sur le coup. Merci donc à nos gentils voisins d’Arznaël et à leur annexe à moteur ! C’est ainsi que nous gagnerons la terre lors de nos deux jours à Sal Rei (capitale de Boavista), deux dans l’annexe tractée et quatre dans l’eau, palmes aux pieds.
JB et Nat finirons leur séjour sur l’île de Maïo (c’est bon on a déjà fait les jeux de mots), avec sa plage de sable fin et son village d’une tranquillité vraiment appréciable.
Après Sao Vincente et Santiago, le contraste avec Boavista et Maïo est saisissant : ces deux dernières sont aussi sablonneuses et plates que les autres sont rocheuses et vertes. Les plages de galets ont laissées place au sable fin et c’est un vrai plaisir que de se baigner dans les vagues.
Pour l’instant nous sommes un peu partagés sur notre avis à donner concernant l’accueil de la population. A Mindelo et Praïa nos peaux blanches attirent surtout les vendeurs ambulants, les racoleurs et les mendiants. Beaucoup nous proposent leurs services, pour tout et n’importe quoi, en échange de quelques centaines d’escudos (1€ = 110 CVE). Cette impression de « vache à lait » est assez désagréable et nous incite à rester méfiants. Ces deux villes, qui sont les plus importantes du Cap Vert semblent attirer autant de fortune que de misère. Ceci dit nous profitons pleinement de la découverte du mélange des cultures européennes et africaines et notre séjour se passe très bien.
Une fois sortis de ces deux villes, nos peaux paraissent moins blanches, et semblent plutôt attirer la curiosité. Les capverdiens sont des gens très avenants, disant bonjour avec le sourire et toujours prêts à échanger quelques mots ou un signe de la main. Nous apprenons que le Cap Vert est très francophile et beaucoup sont heureux de mettre à profit le français appris sur les bancs de l’école. Nous profitons ainsi d’une fête sur la plage de Boavista, ou de discussions joyeuses avec les gens croisés dans la rue ou les commerçants.
Le tourisme de masse semble encore avoir épargné ces îles magnifiques, bien que quelques complexes hôteliers se dressent ici ou là, contrastant avec la simplicité de l’habitat local. Nous avons hâte de découvrir les autres îles durant la quinzaine qu’il nous reste avant de traverser l’Atlantique.
Manu.
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Vous avez l'air de vous régaler! C'est vraiment cool! Merci pour toutes les bonnes vibes!
RépondreSupprimerOn se demande ce que vous faites pendant les traversées. Peut-être allez-vous devenir des philosophes! Hâte de savoir!
1000 bises
Paule