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24 nov. 2009

Cap Vert, 2eme partie



Au port de Praïa, à coup sûr l’endroit le plus moche du Cap Vert, le Raffût, désormais orphelin de JB & Nathalie, prépare sa prochaine ballade. Les quelques courses et le plein d’eau et de gazole achevés, nous voila partis le mercredi 04 Novembre à 23h en direction de l’île de Fogo à 65 milles à l’ouest de l’île de Santiago.

Le jour se lève, on aperçoit l’île. Alors que la base du volcan reste enfouie dans les nuages, les premières lueurs du jour se reflètent sur le sommet du volcan. La vue est magnifique. Le vent se lève tranquillement et s’établit autour de 20 nœuds. On décide tout de même de prendre un ris, le vent semblant aller en augmentant. On remonte au vent pour descendre un bout de grand voile, et là… c’est le drame. Plus de barre, la roue tourne dans le vide, à seulement quelques milles des côtes… 25 nœuds, 30 nœuds de vent.On sort la barre de secours dans l’urgence. Elle marche ! Le safran n’est pas touché, la bonne nouvelle !
On arrive non sans mal à prendre les 2 ris qui s’imposent alors.
Nous finirons finalement par atteindre le mouillage de Fogo en début d’après-midi sans plus d’encombres.
Morale de l’histoire : ne pas hésiter à réduire tôt sa voilure, surtout dans ces eaux du Cap Vert où le vent peut passer de 0 à 25 nœuds en un quart d’heure. Nous achevons cette journée par un peu de bricolage, puis lessivés, nous irons nous coucher. A 21h, le Raffût dort.

Mission du lendemain : réparer la barre. Un jeu d’enfant pour Oliv et Manu. En tout cas, vu du canapé, ils avaient l’air serein. Le reste de la journée, nous l’occuperons à nous balader dans les rues de Sao Felipe, la capitale de l’île. Puis au lit. A 21h, le Raffût dort.

Le samedi matin, nous nous sommes levés à 4h (l’initiative ne vient pas de moi) pour faire l’ascension du volcan à l’abri de la chaleur. 3h30 d’ascension et 1000 mètres de dénivelé plus tard, nous atteignons la chaleur du cratère à 2800 mètres d’altitude.
De là, quels paysages ! Inutile de vous les décrire, je m’y perdrais en superlatifs, les photos parleront pour moi. En tout cas, la descente a été beaucoup plus rapide que la montée. Nous l’avons dévalé en courant, glissant, skiant. 800 mètres de pente en 20 minutes à même nos chaussures sur ce versant du volcan uniquement fait de sable. Evidemment, après une journée pareille, à quelle heure dort le Raffût ? A 21h bien sûr !

Le dimanche, après 3 nuits réparatrices, nous quittons le mouillage pour retourner à Praïa afin d’y récupérer Oliv M, dit Raoul, pour les 6 prochains mois, notre 5ème équipier. Après un début de navigation un peu mouvementée, le temps de prendre les ris et de s’habituer à la nouvelle barre, nous arrivons finalement plus tôt que prévu à Praïa, dès 6h le lundi matin.
De retour dans la capitale du Cap Vert pas plus jolie qu’une semaine auparavant, nous en profitons pour faire les divers ravitaillements. Raoul est arrivé comme prévu en soirée, sans ses bagages qui eux, égarés on ne sait où, arriveront 2 jours plus tard.
3 jours complets passés à Praïa donc, dont je vous épargnerai la description tant on a rien fait. Départ le mercredi soir en direction de Tarrafal au nord de l’île de Santiago où nous étions déjà allés 2 semaines plus tôt avec JB et Nathalie.

Nous arrivons dans la baie de Tarrafal vers 10h du matin après une navigation sans problème. Ici, ce ne sont pas les occupations qui manquent. La pêche qui nous nourrira tout le long de notre séjour, le surf où le champion 2008 du Cap Vert, Gabon, nous initiera sur de belles vagues, et le foot où des gros matchs à 11 contre 11 verront s’illustrer les membres de l’équipage avec des buts en veux tu en voilà à faire pâlir les Cap verdiens. Ces activités, ma foi fort dépaysantes, ne nous empêcheront pas de profiter des deux belles victoires de la France, sur l’Afrique du Sud au rugby et sur l’Irlande au foot. Là par contre, l’initiative vient de moi.

Après le but d’Anelka (que nous aurons visionné sur écran géant, s’il vous plaît..), nous partons pour Sal au Nord Est du Cap Vert.
Cette île que l’on nous a présentée comme très touristique est le point de chute de Sarah et Carmel, deux amies anglaises venues partager un bout de notre périple. Cap au Nord Est donc, et comme la météo annonce comme d’habitude du vent de Nord Est, ce sera au près que nous naviguerons. Pour ceux qui ne connaissent pas, le près c’est quand le bateau est à la verticale et que les vagues rentrent dans le bateau. C’est pas hyper pratique, d’autant que les 24 premières heures seront accompagnées d’un bon 25/30 nœuds de vent. Traversée intense donc pour le Raffût avec un sommeil difficile à trouver pour tout l’équipage.

Nous atteignons finalement Santa Maria au sud de l’île de Sal le lundi matin à l’aube. Au moment de la manœuvre du mouillage, alors que le Raffût est à peine à 25 mètres de la plage, la barre nous lâche à nouveau. Sauve qui peut ! On met un coup de sauce au moteur pour nous éloigner le plus possible du bord puis on jette l’ancre au petit bonheur pour stabiliser le bateau. Le reste de l’équipage se réveille, on se raconte les dernières péripéties en prenant le petit dej. Une fois les réparations faites (toujours aussi sereins Oliv et Manu) et le bateau remis à neuf, l’équipage gagne la terre.
Effectivement, sur cette plage magnifique de plusieurs kilomètres de large, on y croisera plus d’allemands que de locaux. Les premières dérives d’un tourisme à l’européenne Hotel, beach & sun arrivent au Cap Vert par le Nord Est. Un contraste saisissant avec les îles authentiques visitées précédemment dont on a bien fait de profiter pleinement.

Jul.

2 commentaires:

  1. Manu c'est quand que tu te mets torse nu ?

    Bon vent les gars

    Tom

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  2. salut Manu,
    Coucou de la meilleure équipe du mag c'est à dire la peinture...
    On a vu tes photos t tout beau avec ta barbe...
    tu as l 'air de t'éclater ca fait plaisir à voir on t envie...
    en tout cas on pense à toi on t'embrasse bien fort à bientôt
    ciao bello

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