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10 oct. 2009

Départ d’Ibiza

Premier départ tenté dans la nuit de mercredi à jeudi (17/09) après avoir laissé David et Romain prendre leur ferry. 2h00, l’orage semble passé, nous partons. Sitôt sortis du mouillage on se rend vite compte de notre erreur et on retourne se mettre à l’abri : des orages partout, 30 nds de vent et une mer plus que formée. 10h00 le lendemain matin, le soleil brille, la météo nous annonce un vent de 10 nds, cap au 249 destination Alicante.



Après une bonne journée au près avec toute la toile dehors voici que le vent monte pour s’établir a 20 nds. Chouette, ça va nous faire arriver plus vite. En fait les 20 nds sont bientôt remplacés par 25, puis 30 avec des rafales à 40 (ça commence à faire). Ainsi passe la nuit, au près, toilés au minimum à essayer d’atténuer l’impact de la houle courte et irrégulière sur le bateau et à regarder les éclairs illuminer le ciel autour de nous. Bilan 27h de traversée au lieu des 20 prévues, fixation de la gazinière cassée, tasseau de la porte de la cabine avant brisé en deux, bateau humide et équipage fatigué mais content. Un rhum et une paëlla plus tard il n’y parait déjà plus. S’en suivent les réparations nécessaires ainsi que le nettoyage du bateau avant de reprendre la mer samedi 19/09 20h direction Gibraltar tout en dégustant une dorade attrapée la veille.

Destination Gibraltar

Navigation sans encombre le long des côtes espagnoles, très peu de vent et beaucoup de portes containers ou autres pétroliers. Après qu’un navire de guerre espagnol ait essayé de nous déloger d’une zone d’exercices sous marins et une pose essence/pain/météo à Almerimar, nous arrivons à l’entrée du détroit de Gibraltar vers 6H le 23/09. Le jour ne tarde pas alors à se lever sur une forêt de cargos, pétroliers… tous plus grands les uns que les autres, mouillés au milieu de la baie d’Algeciras, dans laquelle se trouve la ville de Gibraltar. Nous nous installons au port espagnol de la Linea de la Conception, qui nous permettra de rejoindre Gibraltar à pieds. Ce petit bout d’Angleterre, malgré une vieille ville aux accents typiquement british, reste ultra urbanisé et sans grand intérêt touristique, si ne n’est qu’en tant que zone franche, presque tout est moins cher.

Notre départ initialement prévu le 24 au soir est finalement remis au 25 pour cause de réparation d’un accroc sur la bande UV de notre génois plus longue que prévue. Nous voici donc au mouillage devant le port, et pendant qu’Oliv et Manu cousent, Adri et Jul en profitent pour aller sur internet. Une heure après, ces derniers contactent le Raffût pour signaler le vol de l’annexe et donc un tour par la case police. Le lendemain n’est pas de meilleure facture, puisqu’il pleut, que la météo nous annonce une traversée sans beaucoup de vent et qu’on a toujours pas retrouvé notre annexe, malgré que la police espagnole ait mis ses plus fins limiers sur le coup ! Nous sommes vendredi, c’est décidé on attend la marée et on se casse !!

Bye bye l’Europe

C’est donc sous la pluie et au moteur que nous quittons le fameux détroit. Au revoir la méditerranée, à dans un an, bonjour l’Atlantique, nouveau terrain de jeu du Raffût.

Malheureusement pour nous, la météo ne s’est cette fois pas trompée et une bonne partie de la traversée consiste en une partie de cache cache avec le vent. Notre vitesse moyenne en pâti mais nous avons tout de même bon espoir de rallier les Canaries en moins d’une semaine. L’absence de houle et de vent nous permet cependant d’admirer quelques tortues de mer, pas mal de dauphins ainsi qu’une ou deux baleines. Les journées sont chaudes et l’océan est à 22°C.




Mercredi 22h30 : Real Madrid 3 - OM 0, merci France Info grandes ondes ; Et non Jul n’a pas encore totalement décroché (même s’il n’a pas lu l’Equipe depuis 15 jours).

Samedi 6h, nous sommes devant le port de Puerto Calero , sur l’île de Lanzarote, après une semaine de traversée, dont les 48h dernières heures à la voile exclusivement, records battus !

Manu.

2 commentaires:

  1. yo les mans,

    c'est quand les interviews radio de la mer ?

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  2. Bah alors BigMan, on se laisse pousser la barbe Mille Milliards de Mille Sabords !!!!

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