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19 janv. 2010
Bonaire - Curacao
En l’an de grâce 2010, le Raffût quitte son petit paradis au large du Venezuela pour un autre : Bonaire, à l’ouest des Roques, qui avec ses voisines Curaçao et Aruba forme les Antilles néerlandaises.
Pas besoin de prendre la météo de ce côté-ci de l’Atlantique. Les conditions de navigation sont fidèles à elle-même, à savoir optimales : Mer calme, alizées constantes, soleil radieux etc... Au final, 20h de vent arrière suffiront pour boucler ces 110 milles.
Ici, le contraste avec les Roques est saisissant : il y a des routes avec des voitures, des supermarchés avec de la viande et l’électricité de la ville fonctionne sans générateur ! Bref, c’est plus européen, après tout on est aux Pays-Bas.
Et puis nous on n’est pas compliqué, on s’adapte vite : Ca faisait pas 3h qu’on avait posé le pied sur l’île qu’on avait déjà avalé un gros steack (Je revois les yeux ahuris de la serveuse quand Adri lui a commandé deux plats). Avant, on avait pris le temps de faire les formalités d’entrée sur le territoire et de donner signe de vie au monde réel.
Nous passerons les jours suivants à faire du tourisme : un peu de plongée et de kyte et surtout deux journées complètes de visite de l’île.
Pour la première, nous avons loué des vélos. En arrivant à l’entrée du Parc National (attraction touristique majeure de l’île) après 2h de « montée/descente », le gardien, en voyant nos visages grimaçant, nous a fortement déconseillé d’y entrer. C’est un parcours de 2h30 en voiture où il est impossible de faire demi-tour, il ne reste que 6h de jour et on n’a pas de portable…
Inutile de vous dire que si on avait suivi l’insouciance d’Adri et Oliv M, on y serait encore…
Le temps de crever mon pneu arrière et de profiter sur le retour de paysages dignes de westerns, nous sommes rentrés au bateau, lessivés. On avait quand même fait nos 50 bornes dans la journée.
Mais comme on n’est pas du genre à rester sur un échec, le surlendemain on se l’est fait le parc ! Et en 4x4 cette fois ! Il l’a ramené moins le gardien ! Bien nous en a pris d’ailleurs car il a plu toute la matinée, un déluge. Je ne sais pas si vous avez vu la scène dans Jurassic Park : il pleut à torrent, ils sont à coté de la cage du Tyrex, enfermés dans la voiture, au milieu d’une végétation luxuriante.
Et bien, je ne pensais pas la vivre en vrai un jour ! A un détail près toutefois, non négligeable, il n’y avait pas de dinosaure. Encore qu’au milieu des lézards multicolores et des iguanes, on pouvait se le demander…
Durant l’après-midi, nous avons quand même pris le temps de nous arrêter dans les petites criques du parc, de nous y baigner pour admirer les fonds marins et ses poissons perroquet.
En fin de journée, nous avons rendu la voiture au loueur… Le mélange maillot de bain mouillé et boue sur les pieds aura donné un sacré coup de vieux au 4x4 et ses 600 km au compteur. Vive les sièges en cuir !
Après des journées si bien remplies, c’est sur la nourriture que l’équipage se vengeait. Dans le supermarché, nous avons vu notre premier rayon boucherie depuis 3 mois. On s’en est donné à cœur joie, vous pouvez me croire. A quai d’une petite marina à $10 la nuit avec Internet, nous en avons aussi profité pour faire le plein d’eau et d’électricité.
L’équipage et le bateau remis à neuf, nous quittons donc Bonaire vendredi matin direction Curaçao, île réputé très industrialisée, passage obligatoire pour faire les courses et réparations nécessaires avant de partir pour un pays comme Cuba.
Après 6 heures de navigation, nous arrivons à destination dans un mouillage qui malheureusement rappelait davantage Martigues que Los Roques. Mais bon, on le savait, on prend quand même le temps de mouiller dans un endroit plus sympa plus au sud de l’île. Une journée de réparation, deux jours de courses (les cales sont pleines à ras bord) et une soirée électro digne du Bataclan plus tard (Adri et Oliv M se sont levés à 15h30..), nous voici en cette après-midi ensoleillée sur la terrasse d’un bar à vous écrire ces quelques lignes.
On est mardi. Demain matin à l’aube, on part pour Cienfuegos au sud de Cuba qu’on estime atteindre dans environ une semaine. On y retrouve Paule et Vania qui viennent nous rejoindre pour deux semaines. Il y a un peu moins de 1000 milles (non, ca ne fait pas un million), ce qui correspond à une demi transat, l’escale que nous avions imaginé sur la côte haïtienne ayant été annulée, vous imaginez pourquoi.
A très bientôt, Jul.
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mince alors... 4 mois après votre départ, je trouve enfin le moyen de glisser qques mots sur votre blog, il était temps !
RépondreSupprimerCher jul, c'est toujours un plaisir de lire vos aventures sous ta plume d'écrivain.
Ce n'est pas vraiment la peine de vous souhaiter encore mille et une découvertes car chaque journée semble être déjà remplie de bien plus que ça !
Alors continuez à prendre soin de vous.
Et à bientôt sur la terre ferme