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19 janv. 2010

Nos vacances à Los Roques - par Pierre, Ponch, et Alexis.

Avant de commencer, nous aimerions vous signaler d’éviter de mettre les pieds à l’aéroport de Caracas sans quelques conseils, et surtout sans avoir les poches pleines de dollars. Entre l’aller et le retour, nous avons dû y passer près de deux jours, avec des allers retours incessants entre les aéroports nationaux et internationaux, des gens qui vous aguichent pour un oui ou pour un non, personne ou presque derrière les comptoirs, et surtout au retour (erreur fatale), les poches vides, ce qui a failli nous coûter de rater au dernier moment notre avion Caracas-Paris tant convoité. Autant vous prévenir donc, comme ces épisodes nous ont fait couler pas mal de sueurs froides, pour que cela ne vous arrive pas à vous aussi.
En revanche, tout ce qui se trouve entre ces deux moments d’aéroport (une dizaine de jours environ), a été vraiment magique. Los Roques, un archipel d’environ 50 petites îles, dont la majorité sont quasiment désertes, de l’eau bleu azur, des fonds magnifiques. Los Roques, réputé pour être le « dernier paradis sur Terre ».

Le 27 décembre 2009 nous débarquons d’un petit coucou à l’aéroport (si encore on peut parler d’aéroport) de Gran Roque, la plus grande ville (comprenez « petit village ») de l’île. Nous avons tout de suite rejoint le Raffût au mouillage. Tout le monde va bien à bord, et tout le monde est bronzé et/ou barbu. Nous avons rechargé les cales de quelques produits du terroir : fromage, vin, magret de canard, chocolats, ce qui a été particulièrement apprécié de l’équipage. A bord : Manu, les deux Olivier et Julien. Adrien, absent pour des raisons de « Noël en famille à New York », nous a rejoint le 1er janvier.

Entre temps, nous en avons profité pour nous mettre au kite surf. Notre prof n’a été autre qu’Olivier Ménard, qui fort de son expérience de quelques sorties à Montpellier, nous a montré les rouages de ce sport nautique. La fin de ces deux jours de rude apprentissage s’est soldée par une opération « Alerte à Malibu », pour aller chercher au large Poncho, emmené contre son gré par la voile. Personne de blessé au final, quelques pieds écorchés sur les coraux sont à déplorer.

Nous avons aussi tout de suite profité du fait que nous soyons nombreux (7, puis 8), pour nous mettre à nous taper des petits foots quotidiens sur les plages désertes. Deux ballons de crevés, quelques coraux de plus dans les pieds, et un pied en moins pour certains, n’ont en rien stoppé l’immense ferveur qui régnaient autour de ces rendez-vous, et tout l’équipage commençait à se préparer mentalement dès le matin, pour être dans les meilleures conditions au coup d’envoi à 16h (la chaleur rend tout sport impraticable avant).

Certains se sont offert le luxe d’une petite virée de plongée en bouteille (luxe est un grand mot quand on regarde le prix qu’une plongée : environ 40 euros), pour aller explorer les fonds magnifiques de la barrière de corail qui borde l’archipel. Au menu : langoustes, barracudas, des centaines de poissons dont nous avons oublié le nom, mais qui n’en étaient pas moins jolis et colorés.

La soirée du Nouvel An mérite également d’être citée, car elle aura été mémorable. Pourtant, elle n’avait pas si bien commencé : après le feu d’artifice, à minuit et quart, Oliv Ménard, Pierre et Julien s’étaient déjà endormis sur la plage (que c’est dur de tenir tard le soir pour un marin). Le réveil n’a pas été facile, mais nous sommes sûrs qu’ils sont loin de regretter la suite de la soirée, qui restera dans les mémoires. Tous les détails et autres potins ne vous seront pas exposés ici, car on pourrait en faire un post entier. Mais elle s’est déroulée dans une Posada (comprenez « maison »), spécialement aménagée pour l'occasion en bar du Nouvel An. La soirée s’est poursuivie sur le bateau vers 6h (désolé pour nos voisins de mouillage), puis pour certains en jouant (mal) au foot sur la plage. Pourquoi jouer au foot à 8h du matin sur la plage sans avoir dormi ? Cela partait d’un bon sentiment : nous attendions le vol d’Adri prévu à 8h, mais qui n’est finalement arrivé que beaucoup plus tard : nous n’avons pas tenu le coup…

Enfin, nous nous sommes dégagés 5 jours pour une petite virée dans les îles Aves, un archipel voisin, dans lequel nous avons fait des rencontres très déplaisantes avec une horde de moustiques affamés, ou encore un scorpion blanc, qui est passé en coup de vent nous voir pendant que nous faisions griller des langoustes.

La pêche aura été assez bonne : poissons de coraux, langoustes, et surtout, surtout : les BIGORNEAUX, pleins d’oméga3, ce qui est très bon pour la santé (lu dans "Bigorneau Magazine"). La pêche au harpon a fini par se transformer en ramassage de bigorneaux, puis, à force de ramassage une discipline est née : la chasse aux bigorneaux. Eh oui, la chasse aux bigorneaux, c’est pas pour les fillettes. Il faut savoir sentir les bons coins : et ce n’est pas donné à tout le monde. Les plus gros que nous avons chassé (et ramassé) faisaient la taille de bulots, ce qui, pour les connaisseurs, n’est pas rien. Au final : indigestion de bigorneaux pour tout le monde.

Un grand Merci à l’équipage : Manu, Oliv M, Oliv J, Adri et Jul, de nous avoir accueillis tous les trois. Nous nous souhaitons bon vent pour la suite de vos aventures, pour lesquelles nous ne nous faisons aucun souci.

Les trois marins en herbe : Pierre, Ponch, et Alex.

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