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26 oct. 2009

Les iles Canaries

Lanzarote – Puerto Calero

Comme un paquet de sucre en morceaux renversé sur la côte de cette terre sèche comme un coup de trique, sortie du milieu de l’océan, Puerto Calero apparait à l’aube du 6e jour de traversée, scintillante de mille reflets dorés, parfumée de fragrances plus délicieuses les unes que les autres et respirant le confort thermal.
En gros, c’est une île sans arbre avec des maisons cubiques blanches, y’a des bars et on va pouvoir prendre une douche et manger une entrecôte-frites. Mais au bout de 6 jours de mer, ça a une autre saveur…
Puerto Calero donc ; avec sa jolie marina où nous trouvons une place sans problème accueillis par un gentil moustachu motorisé.
La priorité de la journée, mis à part une douche où on va frotter même derrière les genoux, est de trouver une annexe. Pour ceux qui auraient zappé un épisode, lors de notre merveilleuse escale à Gibraltar, nous avons eu la joie et la surprise de nous faire emprunter à « durée indéterminée » notre annexe par quelque ersatz de voleur. Accessoire, vous l’aurez compris, relativement nécessaire à nos déplacements, au même titre qu’un vélib’ pour faire Bastille-Nation un samedi soir après les métros. C’est vous dire si on nous avait amputé d’un précieux outil !
Voilà donc Adri et Manu partis cette première matinée à Arecife, principale ville de l’île, pour trouver, nous l’espérons, notre bonheur. A leur retour, 2 nouvelles mitigées. La première, ils ont trouvé une annexe, chouette ! Mais qui n’arrivera que lundi chez le ship chandler. Bon ok. La deuxième, ils ont loué une voiture pour la journée, trop bien ! Mais c’est Adri qui avait son permis donc il n’y a que lui qui peut conduire. Ne le stressons pas, et partons visiter l’île. La Montaña del Fuego nous attend.
Le paysage est irréel. Cette île qui a subie la plus forte activité volcanique des Canaries en 1730, nous offre


 un spectacle cataclysmique. Pour ceux qui sont déjà allés sur Mars, et ben c’est pareil. Une terre rouge et poussiéreuse contraste avec des coulées de lave noire fossilisées, figées dans le temps et dans leur mouvement. Des volcans éventrés laissent apparaître leur cratère caillouteux et d’énormes boules magmatiques reposent au milieu de nulle part laissant imaginer un bombardement apocalyptique dans ce qui a du être un champ de bataille digne des plus grands romans de SF. Nous avons tous fait plusieurs « whaaaa » et répété un nombre incalculable de fois que « c’est ouf ». Le plus étonnant, et l’on ne s’en rend compte qu’une fois cet émerveillement retombé, c’est qu’il n’y a pas un seul arbre. Pas un chêne majestueux, pas un joli saule pleureur ni un beau platane au bord de la nationale. Rien. Nous ne sommes pas dupes quant aux quelques palmiers qui bordent les villes et villages. Ce n’est pas l’œuvre de la nature mais celle du jardinier municipal. Ce qui, on en convient, redonne de la vie à cette terre de feu. Mais bref. Trêve de divergences botaniques.
Seul un bon rafraichissement sur une terrasse face à la mer avec sa plage de galets noirs pouvait nous remettre de nos émotions. C’est donc ce que nous fîmes. Quand on a le choix, on ne s’en prive pas !
Nous avons passé le reste de la soirée dans la chaleur festive de Puerto Carmen à quelques euros de taxi de là. C’était chouette.
Nous avons ensuite occupé les deux jours suivant avec des activités classiques de vie de bateau. Nettoyer le pont du bateau, rincer la voile, faire une lessive, aller sur facebook (je ne sais pas si c’est une vraie activité de bateau, mais bon), prendre des vraies douches chaudes et frotter derrière les genoux, se faire des moustaches, acheter quelques produits frais, et courir dans la pampa. Un petit resto par-dessus tout cela et vous trouverez quatre garçons beaux comme des sous neufs. Avec des genoux propres. Et une moustache.
Lundi après-midi, départ pour Arecife. Arrivés en soirée, Manu et Jul récupèrent l’annexe commandée. Malheureusement le modèle n’est pas le bon, il n’y en a plus en stock. Nous prenons le modèle plus petit (tout ça vu ensemble par VHF), nous n’avons pas le choix, nous en aurons absolument besoin pour notre prochaine escale le lendemain matin à Isla Graciosa.
Il est assez étonnant comme nous avons du mal à nous représenter une taille dans notre esprit. On pense toujours que « ça ira », ou que « ça va le faire ». Mais quand nous avons vu arriver Jul et Manu revenir un peu penaud dans cette embarcation, nous avons rit. Comme un spasme presque. Si elle avait été jaune avec Pokémon en inscription sur le coté, cela ne nous aurait pas étonné. Comment allons-nous rentrer à 4 dedans et 5 par la suite ? Pour le moment nous nous en contenterons, nous n’avons plus vraiment le choix, nous partons cette nuit à Isla Graciosa.

Isla Graciosa


A l’instar de Lanzarote, Graciosa est une île volcanique et totalement désertique, composée de 3 volcans. La particularité : il n’y a quasiment aucune infrastructure. Seul un petit port vivant hors du temps. Nous mouillons un peu à l’écart, sur playa Francesa au sud ouest de l’île, face à une plage de sable au pied d’un des volcans. Tout est parfait mise à part le gros bateau à moteur posté à coté de nous dont le générateur tourne toute la journée pour pouvoir regarder la télé. Après avoir envisagé une mission sabotage, nous décidons plutôt de partir titiller les fonds marins. La mer est remarquablement claire. Et la balade sous marine est assez sympathique. On peut observer de jolis poissons avec des noms latins comme dans les dictionnaires, des oursins avec des aiguilles à pouvoir tricoter un chandail, quelques étoiles de mer avachies entre deux rochers et malheureusement l’inévitable canette de soda lamentable. Le courant, la fraîcheur de l’eau, l’appel de l’estomac et la sieste nous tirent de l’eau. Ayant répondu aux deux derniers, nous partons pour la visite du port.
C’est le premier essai de l’annexe à quatre, deux sacs en plus. Nous nous rendons compte à l’arrivée sur la plage le derrière trempé, que nous ne rentrerons jamais à cinq dedans. Nous verrons ça plus tard. Trois quart d’heure de marche dans un semi désert au bord de la plage. Les quelques traces de végétation ne sont que buissons épineux et plantes grasses. Quant à la faune, des petits lézards smurffent dans le sable, des sauterelles bondissent dans tous les sens, et un ballet de mouches s’improvise autour de nos têtes.

L’arrivée au village est vraiment étonnante. Comme à Lanzarote, les maisons sont cubiques et blanches aux volets bleus. Il n’y a pas de bitume, pas de trottoir. Comme dans un western, cette ville à l’activité plus que dormante se dresse devant nous. Nous nous attendons à voir le shérif débarquer d’un instant à l’autre. Il ne viendra jamais.
Nous achetons des grillades pour un barbecue sur la plage le soir même. Pendant que Jul et Manu rentrent au bateau, nous partons courir avec Adri dans ce paysage de mort avec une arrivée en haut du volcan face au bateau. L’effort est récompensé. La vue est superbe ! Nous retrouvons nos deux comparses sur la plage pour organiser le barbecue. Premier obstacle : il n’y a pas de bois sur l’île, puisque pas d’arbre. Il faut trouver des buissons morts, car malgré leur aspect ces buissons sont bien trop « verts » pour s’embraser. Deuxième obstacle : nous n’avons pas de charbon. Etant malins et cultivés (on a un dictionnaire sur le bateau) nous récoltons des pierres volcaniques, qui gardent et restituent la chaleur. Je vais enfin pouvoir construire un four comme dans « Copain des bois », rêve enfoui depuis une quinzaine d’années. Tout est prêt. Un dernier retour au bateau et nous pourrons commencer. Mais troisième obstacle : la mer est basse et la plage où nous avons débarqué est désormais pleine de rochers. Après cinq minutes à affronter les vagues et les cailloux, mouillés jusqu’à mi ventre, les courses aussi, sans lumière, nous prenons la décision de ne pas revenir pour le barbecue. Tant pis. Nous aurons surement l’occasion de tester la fiabilité des fours de « Copain des bois » plus tard.
La dernière journée pourrait s’intituler « le jour où quatre jeunes décident de partir en randonnée sur une île aride avec six litres d’eau à l’assaut des sommets volcaniques, descendent par la pente la plus abrupte de l’un d’eux et se divisent en trois groupes en haut du deuxième avec moins de 50cl d’eau par personne pour le reste de leur chemin soit trois heures sous le soleil à 40°C… ».

Une épopée bien préparée en somme. Il faut préciser qu’il était prévu de rentrer vers 13h maximum, mais la curiosité et l’envie d’en profiter un maximum ont été plus fortes. Au final pas de regret. Mais une soif indéfinissable et une randonnée de huit heures dans des conditions extrêmes. Le bidon de 5L n’a pas résisté bien longtemps à notre retour !
Nous partons le lendemain pour Las Palmas, avec l’objectif encore une fois de trouver une autre annexe et préparer la traversée et les provisions pour le Cap Vert.

Las Palmas (résumé du journal de bord)

Vendredi 9 octobre.
Arrivée vers 12h au port de Las Palmas. Nous trouvons de la place malgré l’ARC (transat très prisée qui part de Las Palmas pour Ste Lucie) sur un ponton avec 2 autres bateaux français (notamment). Quelques courses et un rapide tour de la ville pour constater qu’il y a tout ce dont nous avons besoin. Un bon repas le soir au bateau avec entrecôtes et vin espagnol et au lit pour se lever tôt le lendemain.

Samedi 10 octobre.
Jul et Adri partent faire des grosses courses : 4 caddies remplis de 334 articles livrés au bateau. Pendant ce temps Oliv recoud le lazy bag de la grand voile et Manu fait le tour des ship chandler. Le rangement des courses est une organisation méticuleuse : on passe les sacs et packs d’eau du quai sur le cockpit, on enlève les emballages et étiquettes, on passe à l’intérieur où il faut trouver assez de place pour tout ranger. Et cela environ 334 fois. Après midi sieste, internet et téléphone. Sortie le soir à un festival gratuit. Malheureusement il pleut.

Dimanche 11 octobre.
Départ pour Tenerif prévu cet après midi. Tournée des pontons en annexe (la nouvelle trop petite) avec Manu, Oliv et Adri pour trouver une autre annexe plus grande, du coup. Tournée très sympa car nous pouvons discuter avec pleins de monde : des Espagnols qui nous donnent du gâteau, des Anglais, Hollandais, Danois, Suédois, Allemands, Français, bref toute l’Europe…puis nous trouvons finalement notre bonheur auprès de Max, un Anglais ici depuis 3 ans (!) qui se sépare de son bateau. Le départ est finalement différé à demain, nous partons au restaurant sans nous douter que tout est fermé le dimanche soir. Puis dodo.

Lundi 12 octobre. Fête nationale espagnole.
Départ vers 9h d’Oliv et Manu pour une nouvelle mission course et notamment de l’huile de vidange. Adri et Jul préparent le bateau pour un départ cet après midi. Finalement Las palmas nous permet tellement de choses que nous décidons une seconde fois de reporter le départ au lendemain. Manu fait la vidange et nous allons faire rajouter une barre de renfort sur l’éolienne qui fait beaucoup vibrer le balcon. Vidange faite, le moteur démarre du premier coup sans tousser ni rechigner. Manu avait-il oublié un joint lors de la dernière vidange… ? Nul ne le saura jamais.
Journée terminée par un apéro avec Loïc et Thaïs deux Bretons rencontrés la veille, Virginie et Christopher, une autre Française et un Allemand du mouillage voisin. C’est décidé, nous partons demain après que Thaïs nous ait soudé la barre de renfort de l’éolienne et que nous ayons récupéré quelques sacs de vêtements pour l’association « Le courrier de la mer » à destination d’orphelinat du Cap Vert.

Mardi 13 Octobre.
Footing pour Adri et Manu le matin + achat des pièces inox pour l’éolienne. Après diverses formalités et bricolage sur le bateau en profitant d’être au port, nous réceptionnons donc des vêtements pour bébés, une poussette et un sac de jouet pour un orphelinat de Mindelo apportés par Martha qui gère l’association « Correos del mar ». Nous décidons de rester pour la nuit au port et de partir le lendemain matin de bonheur.
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Isla Graciosa

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13 oct. 2009

Projet avec St Martin - 1

Voici les premieres questions posees par les eleves de CM1 de St Martin.


1- A quelle vitesse naviguez-vous?

2- Est - ce que vous trouvez le temps long?

3- Quels sont les outils à votre disposition vous permettant de vous diriger?

4- Est - ce que vous avez peur?

5- Comment faites - vous pour dormir et stocker la nourriture?

6- Avez - vous rencontré des dauphins?

7- Quand vous faites des arrêts dans les pays, comment êtes - vous accueillis? les habitants sont - ils curieux, chaleureux...?

8- pour l'instant, est ce que vous avez l'impression de vivre autrement en faisant des économies?



Et voici nos reponses accompagnees de quelques petites enigmes..


1. En navigation la vitesse se calcule en nœud et la distance en mille nautique. 1 nœud correspond à un mille nautique par heure.

Trouvez à combien correspond un mille nautique en kilomètre.

Sachant que nous naviguons à une moyenne de 5 nœuds, pouvez vous nous donner la vitesse en Km/h ?


2. Non. Sur un bateau il y a toujours quelque chose à faire. Barrer le bateau, régler les voiles, s’occuper du

trajet, surveiller les cargos, pêcher, bricoler, faire à manger, faire la vaisselle et du rangement. Quand nous avons terminé, nous lisons beaucoup, nous écrivons des lettres, nous faisons de la peinture et du dessin, des gâteaux, du pain, la sieste, des jeux de cartes, et la nuit nous apprenons les constellations.

Connaissez-vous la recette du pain ?

Savez-vous sur quelle constellation se trouve l’étoile polaire ?


3. Pour se diriger en bateau, il faut d’abord pouvoir se positionner sur une carte.

Pour cela nous disposons de plusieurs moyens : le plus simple est le GPS, qui nous donne instantanément notre position par un degré de longitude et un degré de latitude. Nous avons aussi à bord un sextant qui nous permet de calculer notre position.

Nous nous servons ensuite de cartes marines et d’un rapporteur pour calculer un cap à suivre. Le cap est
compris entre 0 et 360°. Nous disposons d’un logiciel de navigation sur l’ordinateur pour calculer notre route quand nous n’avons pas de carte papier de la zone où nous nous trouvons.







Quelle sont les coordonnées GPS de Tours ?

Qui a inventé le sextant ?


4. Certaines situations peuvent être impressionnantes, par exemple lors d’une tempête. De manière générale nous n’avons pas peur car notre bateau est bien préparé et nous respectons les règles de sécurité.


5. Pour dormir nous avons chacun notre couchette et nous dormons à tour de rôle de manière à ce qu’il y ait toujours quelqu’un chargé de la bonne marche du bateau. La nuit nous faisons chacun un quart de 2h30. Ex. Adrien est de quart de 22H30 à 1h00, puis il réveille Julien qui est de quart de 1H00 à 3h30 et ainsi de suite jusqu’au matin.



Nous avons à bord plusieurs emplacements pour stocker la nourriture, notamment dans les cales

(sous le plancher du bateau). Nous n’utilisons pas le frigo car cela consomme trop d’énergie et nous faisons les courses à chaque fois que nous sommes au port ou installés près d’une ville. Il faut enfin prévoir assez de nourriture pour les périodes de navigation. Nous mangeons aussi du poisson que nous péchons, par exemple du thon ou des daurades.


Ce qui prend le plus de place à bord sont les bouteilles d’eau.

Sachant qu’une personne boit 2L par jour, que nous sommes 4 à bord, combien devons nous acheter de packs d’eau de 6 bouteilles de 1,5L pour aller des Canaries au Cap Vert. La distance est de 800 milles et nous nous comptons avancer à une vitesse moyenne de 5 nœuds ?



6. Nous avons croisés des dauphins plusieurs fois car ils aiment bien jouer autour du bateau. Vous pouvez voir les photos et une vidéo sur le site internet. Nous avons aussi vu une baleine, deux tortues de mer et beaucoup d’oiseaux.

Combien existe-t-il d’espèces de dauphins et de quoi se nourrissent-ils ?


7. Pour l’instant nous n’avons traversé que l’Espagne, Gibraltar et les Canaries qui sont de grosses zones touristiques, les gens ne sont donc pas étonnés de nous voir. Nous nous attendons cependant à trouver autre chose au Cap Vert. De manière générale les gens sont plutôt gentils avec nous et il existe une solidarité très forte entre marins qui permet de créer des liens.

Quelles seront les langues dont nous aurons besoin au cours de notre voyage ?


8. Nous avons dû changer quelques habitudes de vie depuis que nous sommes sur le bateau. En effet les quantités d’eau et d’énergies à notre disposition sont limités, nous devons donc faire attention à tous ce que nous consommons. Par exemple nous prenons nos douches à l’eau de mer et nous utilisons seulement 1l d’eau douce pour nous rincer.

Serez-vous aussi malins que les eleves de St Martin pour repondre a ces questions?
A vos calculatrices et encyclopedies et un peu d'instruction!






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10 oct. 2009

Départ d’Ibiza

Premier départ tenté dans la nuit de mercredi à jeudi (17/09) après avoir laissé David et Romain prendre leur ferry. 2h00, l’orage semble passé, nous partons. Sitôt sortis du mouillage on se rend vite compte de notre erreur et on retourne se mettre à l’abri : des orages partout, 30 nds de vent et une mer plus que formée. 10h00 le lendemain matin, le soleil brille, la météo nous annonce un vent de 10 nds, cap au 249 destination Alicante.



Après une bonne journée au près avec toute la toile dehors voici que le vent monte pour s’établir a 20 nds. Chouette, ça va nous faire arriver plus vite. En fait les 20 nds sont bientôt remplacés par 25, puis 30 avec des rafales à 40 (ça commence à faire). Ainsi passe la nuit, au près, toilés au minimum à essayer d’atténuer l’impact de la houle courte et irrégulière sur le bateau et à regarder les éclairs illuminer le ciel autour de nous. Bilan 27h de traversée au lieu des 20 prévues, fixation de la gazinière cassée, tasseau de la porte de la cabine avant brisé en deux, bateau humide et équipage fatigué mais content. Un rhum et une paëlla plus tard il n’y parait déjà plus. S’en suivent les réparations nécessaires ainsi que le nettoyage du bateau avant de reprendre la mer samedi 19/09 20h direction Gibraltar tout en dégustant une dorade attrapée la veille.

Destination Gibraltar

Navigation sans encombre le long des côtes espagnoles, très peu de vent et beaucoup de portes containers ou autres pétroliers. Après qu’un navire de guerre espagnol ait essayé de nous déloger d’une zone d’exercices sous marins et une pose essence/pain/météo à Almerimar, nous arrivons à l’entrée du détroit de Gibraltar vers 6H le 23/09. Le jour ne tarde pas alors à se lever sur une forêt de cargos, pétroliers… tous plus grands les uns que les autres, mouillés au milieu de la baie d’Algeciras, dans laquelle se trouve la ville de Gibraltar. Nous nous installons au port espagnol de la Linea de la Conception, qui nous permettra de rejoindre Gibraltar à pieds. Ce petit bout d’Angleterre, malgré une vieille ville aux accents typiquement british, reste ultra urbanisé et sans grand intérêt touristique, si ne n’est qu’en tant que zone franche, presque tout est moins cher.

Notre départ initialement prévu le 24 au soir est finalement remis au 25 pour cause de réparation d’un accroc sur la bande UV de notre génois plus longue que prévue. Nous voici donc au mouillage devant le port, et pendant qu’Oliv et Manu cousent, Adri et Jul en profitent pour aller sur internet. Une heure après, ces derniers contactent le Raffût pour signaler le vol de l’annexe et donc un tour par la case police. Le lendemain n’est pas de meilleure facture, puisqu’il pleut, que la météo nous annonce une traversée sans beaucoup de vent et qu’on a toujours pas retrouvé notre annexe, malgré que la police espagnole ait mis ses plus fins limiers sur le coup ! Nous sommes vendredi, c’est décidé on attend la marée et on se casse !!

Bye bye l’Europe

C’est donc sous la pluie et au moteur que nous quittons le fameux détroit. Au revoir la méditerranée, à dans un an, bonjour l’Atlantique, nouveau terrain de jeu du Raffût.

Malheureusement pour nous, la météo ne s’est cette fois pas trompée et une bonne partie de la traversée consiste en une partie de cache cache avec le vent. Notre vitesse moyenne en pâti mais nous avons tout de même bon espoir de rallier les Canaries en moins d’une semaine. L’absence de houle et de vent nous permet cependant d’admirer quelques tortues de mer, pas mal de dauphins ainsi qu’une ou deux baleines. Les journées sont chaudes et l’océan est à 22°C.




Mercredi 22h30 : Real Madrid 3 - OM 0, merci France Info grandes ondes ; Et non Jul n’a pas encore totalement décroché (même s’il n’a pas lu l’Equipe depuis 15 jours).

Samedi 6h, nous sommes devant le port de Puerto Calero , sur l’île de Lanzarote, après une semaine de traversée, dont les 48h dernières heures à la voile exclusivement, records battus !

Manu.
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